mercredi 30 novembre 2016

AGATHA RAISIN ENQUETE : PAS DE POT POUR LA JARDINIERE - BEATON, M. C

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Au retour de ses vacances, Agatha Raisin rencontre Mary Fortune, jardinière émérite qui a pris la place qu'elle convoitait dans le coeur de son voisin, James Lacey. Mais avant qu'elle n'ait le temps de l'évincer, la séductrice est retrouvée morte, enfoncée tête la première dans un de ses grands pots de fleurs.
Agatha, petite femme à l'air pugnace, un peu trapue, les cheveux coupés court, des petits yeux d'ours et des jambes bien galbées, est de retour dans le troisième opus de cette série. Et voilà que, pendant son absence, son charmant voisin est tombé amoureux d'une pimbêche qui est trop gentille pour être honnête. Et voilà les vieux démons d'Agatha qui se réveillent : tricherie, mensonge et... meurtre. Agatha et James retrouve Mary la tête plantée dans un pot de fleur et morte. Qui, dans ce charmant village, a tué cette femme charmante mais tellement méchante et mesquine. C'est ce que Agatha secondée de James vont tentés de découvrir.
Nous retrouvons dans ce nouvel opus tout notre panel de villageois. La femme du pasteur qui aime tout le monde... ou pas, la femme de ménage qui ne mâche pas ses mots et Roy l'éternel sangsue qui ne vient trouver Agatha lorsqu'il est au bord du gouffre.
C'est un bon moment de détente avec une bonne dose d'humour anglais. Un délice à consommer sans modération.

mercredi 9 novembre 2016

MILLE MORTS - BAL, Olivier

Fuir est impossible. Se cacher est illusoire. Il n’y a pas d’autre issue que la souffrance. Entre 2005 et 2016, Paul Klein va traquer sans relâche Frank Lombardo à travers les États-Unis. Paul a mis en place un jeu terrible qui ne laisse aucun répit à Frank. À chaque fois, il lui permet de s’installer dans une région, reconstruire sa vie. Puis, avec un machiavélisme toujours plus dément, il le piège et le brise. Pendant onze ans, Paul va faire connaître à Frank mille morts. Pourquoi un tel acharnement ? Qui est le chasseur et qui est la proie ? Dans ce jeu diabolique, y a-t-il un monstre, y a-t-il un innocent ? Découvrez Mille Morts, une chasse à l'homme impitoyable, un thriller implacable.



mercredi 2 novembre 2016

TRAGEDIE A L'EVEREST - KRAKAUER, Jon

" Je t'aime. Dors bien, ma chérie. Je t'en prie, ne te fais pas trop de souci. " Telles furent les dernières paroles que Rob Hall, guide himalayen chevronné, adressa à sa femme depuis le sommet de l'Everest. Il ne devait pas redescendre vivant. Le 10 mai 1996, le Toit du monde fut le théâtre d'une véritable hécatombe. En route vers le sommet, quatre expéditions furent prises dans une violente tempête. En vingt-quatre heures, huit alpinistes, dont deux guides réputés, trouvèrent la mort. Envoyé spécial du magazine américain Outside, Jon Krakauer fait partie des survivants. Tragédie à l'Everest, son récit de ce drame, est un livre lucide et courageux qui passionnera tous les amoureux de récits d'aventures vécues, amateurs de montagne ou non, comme il a fasciné des millions de lecteurs américains. Un classique du genre.

Avant le départ
L'Everest, le nouveau sommet qu'il faut absolument conquérir que l'on soit alpiniste confirmé, débutant ou même carrément novice. Ce livre est le témoignage d'un des survivant de cette tragédie et a servi de base au film EVEREST de

Nous sommes le 10 mai 1996. Il fait beau. Les corps sont fatigués après six semaines d'acclimatation mais c'est le grand jour : le jour du sommet. Tout le monde est prêt a conquérir l'Everest et ses 8 848 mètres. Il y a Rob Hall et Andy Harris, les guides qui doivent guider les clients mais surtout les redescendre vivants. Car on oubli souvent que la montée est rude mais la descente... c'est pire. Et ça, lors de cette montée, beaucoup l'ont oublié. 
Deux hommes. Rob Hall a créé sa société de guides de l'Everest et en est à sa quatrième saison. Scott Fischer, ami de Rob, mais qui a décidé cette année de franchir le pas et de créer, lui aussi, sa société de guide. C'est sa première montée en tant que guide et chef d'entreprise. Aucun des deux n'a le droit à l'erreur. Rob parce que dans ses clients il y a un journaliste et Scott, parce qu'il joue son avenir. Tous les deux doivent atteindre le sommet quoiqu'il advienne.
Mais voilà, au delà de 8000 mètres, il y a des règles à respecter car le corps souffre et l'esprit divague.
Un concours de circonstances malheureuses, une météo capricieuse, trop de monde sur la montée, une jalousie entre sherpa,  des corps épuisés que l'on n'écoutent pas... Et c'est le drame. Conclusion de la course : 12 mors. Douze personnes qui sont pris dans la tempête et ne peuvent redescendre.

Le livre est un docu-récit. Jon Krakauer, c'est le journaliste de l'équipe de Rob Hall. Il doit écrire un article sur la folie Everest. Initialement, il devait s'arrêter au camp de base mais étant un alpiniste aguerri, il négocie sa montée au sommet. Ce livre est son récit de la tragédie et des mauvaises décisions prisent tout au long de cette journée. Il y décrit tout. L'équipe Sud Africaine composée uniquement de débutants qui ne savent même pas mettre des crampons mais qui n'en font qu'à leur tête, une starlette venue promouvoir sa dernière émission mais qui oublie que la montagne n'est pas un plateau de télévision. Des cordes installées trop tardivement dans les points stratégiques, des embouteillages monstres du à des clients trop lents, trop inexpérimentés. Des nuages qui arrivent mais que personnes ne regardent, une heure limite de retour totalement oubliée. Voilà comment deux cordées se retrouvent prises au piège de la tempête. Jon Krakauer décrit tout, sans concession, mais n'accuse personne. Tout le monde est responsable, même lui qui a vu la tempête se former et qui n'a pensé qu'à se mettre à l'abri. Le récit d'une tragédie qui aurait pu être évitée (ou pas) et qui n'a servi de leçon à personne car la course à l'Everest a toujours lieu.
Si le livre retrace parfaitement cette tragédie, le film lui rend hommage à  la montagne elle même avec de magnifiques panoramas. Il retrace aussi l’inconscience de l'Homme qui veut tout conquérir et vite. Lorsque l'on regarde le film, on a l'impression que ces gens sont morts parce qu'ils ont été pris dans une méga tempête. Tempête il y a eu, oui mais pas que... Et c'est là que le livre est un excellent complément en décrivant l'envers des décors. Ce jour là il n'y avait pas une ni deux expéditions qui gravirent le sommet. Il y avait 39 novices de l'alpinisme. Ce chiffre ne prend en compte ni les guides, ni les sherpas...
La montagne c'est comme la mer ; à force de vouloir la dompter, la dominer... et bien... la nature reprend ses droits et n'épargne personne.

 

LA FILLE AU REVOLVER - STEWART, Amy

« Je me suis armée d’un revolver pour nous protéger, raconte Mademoiselle Constance, et très vite, j’ai eu l’occasion de m’en servir. »
New York Times, 3 juillet 1915.

Constance Kopp ne correspond à aucun moule. Elle surpasse en taille la plupart des hommes, ne trouve aucun intérêt dans le mariage ou les affaires domestiques, et a été isolée du monde depuis qu’un secret de famille l’a reléguée, elle et ses deux sœurs, dans la clandestinité.
Un jour, le propriétaire d’une fabrique de soie, belliqueux et puissant, renverse leur carrosse au volant de son automobile… Et ce qui n’aurait dû être qu’un banal litige se transforme en une bataille rangée avec une bande de voyous habitués au chantage et à l’intimidation.
Elle pourra alors compter sur l’aide d’un shérif progressiste qui, dans l’Amérique puritaine de ce début de siècle, n’hésitera pas à lui confier un revolver...
Fleurette et Constance Kopp

Basée sur l'histoire vraie de Constance Kopp, Amy Stewart rend hommage à la première femme shérif adjoint des États Unis. 
Nous sommes en 1914. Constance, Norma et Fleurette, trois sœurs célibataires vivent seules à la ferme familiale depuis la mort de leur mère. Elles se rendent dans la ville de Paterson afin d'effectuer quelques emplettes. Fleurette, la plus jeune tout juste âgée de 15 ans, conduit la carriole familiale quand, tout à coup, une automobile les percute et détruit leur véhicule. Au volant, Henry Kaufman qui est le propriétaire héritier de la fabrique de soie locale. Homme imbu de sa personne, se considérant comme intouchable, il trempe dans des tas d'affaires plus louches les unes que les autres. Personne ne tient tête à Henry Kaufman. Personne... Sauf Constance Kopp qui s'est mis en tête de lui faire rembourser la carriole. La situation dégénère : menace, incendie, tirs nocturnes... Mais Constance ne cède pas d'autant plus qu'elle trouve dans le shériff Heath un allier inestimable. Ou, est ce peut être l'inverse ? 

Toujours est-il que ce premier roman est passionnant de part ses multiples rebondissements, sa pointe d'humour et une bonne recherche historique. Amy Stewart rend justice et hommage à cette femme hors norme et courageuse. Car à cette époque, il n’est pas aisé pour une femme qui n’a aucun droit et surtout pas celui de prendre de tels risques.
Un magnifique moment de lecture.