mardi 25 octobre 2016

LA VENGEANCE DES MERES - FERGUS, Jim


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Enfin la suite de Mille Femmes Blanches !
Jim Fergus nous donne enfin la suite de Mille femmes blanches. Le miracle se produit à nouveau et cette épopée fabuleusement romanesque, véritable chant d'amour à la culture indienne et à la féminité, procure un incommensurable plaisir de lecture. 1875. Dans le but de favoriser l’intégration, un chef cheyenne, Little Wolf, propose au président Grant d’échanger mille chevaux contre mille femmes blanches pour les marier à ses guerriers. Grant accepte et envoie dans les contrées reculées du Nebraska les premières femmes, pour la plupart « recrutées » de force dans les pénitenciers et les asiles du pays. En dépit de tous les traités, la tribu de Little Wolf ne tarde pas à être exterminée par l’armée américaine, et quelques femmes blanches seulement échappent à ce massacre. Parmi elles, deux sœurs, Margaret et Susan Kelly, qui, traumatisées par la perte de leurs enfants et par le comportement sanguinaire de l’armée, refusent de rejoindre la « civilisation ». Après avoir trouvé refuge dans la tribu de Sitting Bull, elles vont prendre le parti du peuple indien et se lancer, avec quelques prisonnières des Sioux, dans une lutte désespérée pour leur survie.

Je dois dire que j'avais adoré le premier opus, Mille femmes blanches et avait même regretter qu'il n'y ait pas de suite. Aussi, lorsque j'ai entendu parlé de ce livre, j'ai bondi chez ma libraire. Je dois avouer que j'avais marché à fond dans cette histoire de livrets (ou journaux intimes) de ces femmes échangées contre des chevaux pour permettre l'intégration des indiens. Cela m'avait paru tellement réel (les chinois l'ont bien fait pour le Tibet !) que j'ai été profondément déçue à force de recherche de me rendre compte que tout cela était né dans l'imagination de l'auteur. Tout... Non et heureusement c'est ce qui rend ces livres addictifs, vivants et inoubliables. Si le fait déclencheur est fictif, ou disons non prouvé, le reste mêle habillement l'Histoire et la fiction. La rencontre entre le président Grant et le Chef cheyenne Little Wolf, point de départ de cette série, a bien eu lieu, mais il ne reste aucune trace de ce qui s'y est dit. Les principaux personnages ont, pour la majorité, existé et les principales batailles décrites ont bien eu lieu.
Jim Fergus confirme dans ce deuxième opus qu'il est un formidable conteur et qu'il peut nous entrainer à sa suite et nous tenir éveiller toute la nuit. Ceci est surtout dû à une profonde connaissance des principaux protagonistes indiens et militaires, à une recherche méticuleuse des us et coutumes des différentes tribus et a un véritable don de transcrire par écrit les émotions ressenties par chacun. Dans le premier tome, nous laissions May Todd et ses comparses fuirent devant l'attaque surprise de l'armée. Ce tome commence avec l'arrivée d'un deuxième train de femmes blanches bien que le projet ait été abandonné par le gouvernement américain. Nous plongeons tout de suite dans le monde cheyenne : attaque du train, transfert de ces femmes dans le camp et c'est parti. Nous faisons connaissance de Molly McGill, de lady Hall et sa servante Hanna. Mais ces nouvelles femmes font pâle figure face à la regrettée May Todd qui était une femme forte, charismatique, toujours debout et allant de l'avant quoiqu'il se passe.
Bon, je ne vais par refaire l'histoire car si vous avez lu le premier opus, vous retrouverez tous les ingrédients et c'est là que le bât blesse. On retrouve la même histoire quelques mois plus tard. Cela nous laisse un arrière goût de déjà vu, même si on reste captivé par le récit historique et le réalisme des situations. De plus, Mille femmes blanches était un véritable hymne à la vie, à la renaissance. Là, la douleur, la tristesse, la mélancolie dominent cet ouvrage. La douleur des mères d'avoir perdu leurs enfants dans l'attaque et le massacre du village. La tristesse d'un peuple qui lutte pour sa survie mais qui, au fond de lui, sait qu'il devra capituler. La mélancolie des femmes blanches qui pensaient repartir de zéro et penser leurs plaies.
Il semblerait qu'il y ait un troisième tome en préparation qui sera plus concentré sur le chamanisme. Donc, j'attends...

lundi 24 octobre 2016

LE COLPORTEUR MAGNIFIQUE - CHEF, Frédéric

Au cours de l’été 1876, Robert Louis Stevenson (qui n’est pas encore le célèbre romancier de L’Île au trésor) part à l’aventure sur les rivières et canaux du Nord avec son ami Walter Simpson. Les deux sportsmen ambitionnent de relier Anvers à Compiègne en canoë. Une sacrée escapade qui est aussi un riche voyage « intérieur » pour le jeune écrivain, affamé d’indépendance et confronté à des péripéties, à des lieux, à des personnages grandeur nature…
En 2011, Frédéric Chef s’est élancé sur les traces de ce colporteur magnifique qui professe que « le dehors guérit ». Il rejoint ainsi le fantôme de Stevenson en marchant ou en pagayant à ses côtés. Et, poursuivant son enquête jusqu’en forêt de Barbizon, il y respire l’air de la bohème artistique de son mentor.
Illustrations inédites de Daniel Casanave

D'abord je tiens à remercier le site Babelio et Weyrich Edition pour cette découverte. Cela m'embête toujours lorsque l'on m'offre un livre de devoir dire du négatif sur cette lecture. Mais bon, ce sont les règles. 
Ce qui est embêtant avant une quatrième de couverture c'est qu'elle est là pour vous attirer et vous faire acheter ce livre plutôt qu'un autre. J'ai été très emballée en lisant la quatrième de couverture de ce livre. Stevenson, l'auteur de l'Ile au trésor et L'Étrange Cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde nous a laisser un souvenir impérissable. Je pensais que Frédéric Chef refaisait le chemin réalisé par Stevenson et Simpson en 1876, qu'il allait nous faire revivre cette épopée immortalisée par le livre "En canoë sur les rivières du Nord". Alors, effectivement, Frédéric Chef a refait ce trajet mais au lieu de nous faire rêver, il se contente de nous décrire ce qu'il voit : des usines, du béton... On se doute que les paysages ont changé et qu'il n'allait pas retrouver les principaux acteurs de cette épopée. Mais de là a nous relater ces changements à la façon d'un catalogue pendant 198 pages... La comparaison des lieux à des époques si différentes nous plonge dans l'absurdité de l'envie de l'homme de conquérir son environnement. L'Homme détruit et saccage des lieux magnifiques.
Heureusement, nous retrouvons Stevenson à chaque début de chapitre car l'auteur reprend quelques lignes de celui ci afin de nous situer les lieux. Le parallèle des deux écrits ne joue pas en la faveur de Chef.
Franchement, je n'ai ni retrouvé le fantôme, ni respiré l'air de la bohème artistique de Stevenson. Le point positif de ce livre sont les illustrations de Daniel Casanave. Cela rond la monotonie de ce récit et y ajoute une touche d'humour.

vendredi 14 octobre 2016

PHROM THEP - LASNIER, Marc

UN THRILLER POIGNANT INSPIRES DE FAITS RÉELS

Quand Alain s'envole pour Phuket, il espère que le voyage marquera la fin de quatre années traumatisantes. Sa rencontre avec la jolie Wannapa semble lui donner raison, mais une violente agression laisse des séquelles psychologiques que la coiffeuse thaïlandaise a toutes les peines à surmonter.
Alain commence à s'interroger sur l'origine de curieuses cicatrices.
Pourquoi Wannapa disparait elle au lendemain de leur mariage, ne laissant derrière elle qu'un rouleau de cuivre au contenu étrange ?
Du temple de Phrom Thep au lac de Noisiel, des marchés de Bangkok jusqu'à la frontière du Myanmar, Alain va remonter le temps, à la recherche de la véritable identité de celle qu'il a épousé...
Avant toute chose, je tenais à préciser que ce livre est auto édité par son auteur, Monsieur Marc Lasnier. J'ai répondu à sa demande de recherche de blogueur afin de faire connaitre ses écrits et de l'aider à se lancer dans ce monde pas toujours tendre. J'ai trouvé cela très courageux d'aller au bout de son rêve et c'est donc avec un immense plaisir que je vous livre mon ressenti.
Comme il est dit dans le titre, ce récit est tiré d'une histoire vraie. Une jeune fille, parmi tant d'autre, violée et traumatisée par cet acte barbare. Dans la vraie vie, la victime s'est tournée vers la religion. Ici, nous changeons de continent, de pays. Nous voilà parti pour l'Asie, en Thaïlande ancien Siam. Pays où, si j'ai bien compris, l'auteur vit avec sa famille. Dès les premières pages, nous sommes en immersion complète dans ce pays, avec ses us et coutumes, sa façon de vivre, de penser. Un pays et un peuple qui se redresse après toutes ces tentatives de coup d'état. 
Alain, photographe, vient noyer un mal être du à une déception amoureuse. Wannapa a enfoui au plus profond d'elle ses années de viols et de tortures. Une rencontre entre ces deux êtres, un coup de foudre et tout aurait pu aller mieux dans le meilleur des mondes. Oui, mais voilà, comme il est dit dans le résumé, nous sommes dans un polar et dès les premières lignes nous sommes happées par une ambiance sombre, poisseuse. Une intrusion nocturne, et une nouvelle tentative de viol et le rêve vol en éclat. Alain est entrainé dans une intrigue politico-vengeance personnelle. A travers ce récit et cette quête de vérité, nous plongeons dans l'univers des ladies bar et de trafic de drogue qui, malheureusement, gangrène ce pays. Alain nous entraine dans une époustouflante aventure qui n'a rien à envier aux grands de ce genre. De plus, habiter ce pays permet de rendre dans toute sa splendeur les magnifiques paysages, la simplicité des thaï. Ce polar, malgré quelques longueurs, mêle intelligemment histoire, suspense, amour.
Pour un premier essai, c'est un essai très réussi pour ma part. Même si nous devinons assez vite le secret de Wannapa, cela ne gâche pas notre plaisir. La fin est un peu à la Rambo mais bon, il faut bien de l'action. Cet polar, malgré quelques longueurs, mêle intelligemment Histoire, suspense, amour, aventure et dépaysement.
Une très agréable découverte.
Pour en savoir plus, n'hésitez pas à prendre contact avec l'auteur sur sa page facebook


jeudi 6 octobre 2016

JE SUIS DE CELLES QUI RESTENT - PECASSOU, Bernadette


Alors qu'elle vient de perdre brutalement son mari, Alice reçoit un mystérieux colis à l'attention de celui-ci : un magnifique briquet. Or Michel ne fumait pas. Que lui cachait cet homme dont elle partageait la vie et qui avait coupé les ponts avec sa famille ? Subitement seule et dévastée, Alice va mener l'enquête sur ses terres du Sud-Ouest que le couple avait abandonnées pour la trépidante région parisienne. Et c'est peut-être là, dans ce pays lumineux aux valeurs éternelles, qu'elle trouvera non seulement des réponses, mais aussi la paix. A l'heure d'Internet et de la mondialisation, Bernadette Pécassou nous entraîne de sa plume vive et authentique sur le chemin des origines pour nous réconcilier avec ce besoin d'ancrage, plus que jamais essentiel.

Bernadette Pecassou a écrit des histoires inoubliables portées par des femmes tout aussi inoubliables. Des portraits féminins qui permettent de retrouver sa dignité de femme. Chaque sortie d'un de ses livres est un évènement pour moi. J'adore cette auteure qui sait si bien capter notre attention et nous attirer dans son histoire.
Mais, bon... là... C'est loupé. Un échec.
L'histoire présentée dans la quatrième de couverture est très intéressante : un secret familial qui ressurgit au moment du décès. La quête de ses origines, bref des thèmes qui nous interpellent. Oui, mais voilà... La découverte du secret tient en dix lignes, la quête est plus métaphysique que réelle. Mis à part faire de la pub pour le site "Le Bon C...", ce livre n'apporte rien. Même pas un bon moment de lecture.

Alice se retrouve seule devant la tombe de son mari. Aucun autre membre de la famille n'a fait le déplacement. Ni ses enfants, ni frères et sœurs. A ce niveau, on se dit que le secret familial qui plane sur cette famille doit être très, très grave. Alice broie du noir et déprime, ce qui est normal compte tenu de la situation. Et voilà qu'arrive un colis adressé à son mari décédé. Pendant 2 pages, on suit Alice qui reste à fixer ce colis assise dans sa cuisine.  Bon, on a qu'une envie : éteindre l'ordinateur que semble hypnotiser Alice et la secouer pour qu'elle se mette à bouger. De plus, on se retrouve empêtrer dans l'histoire de Juliette, la fille d'Alice, qui doit partir occuper un poste à Hong Kong. Tout se mélange sans se fixer.
C'est ennuyeux à mourir. Seul point positif de ce livre : la couverture qui est magnifique et lumineuse. On n'arrive même pas à relier la couverture avec le récit. Qui est cette jeune femme qui semble inquiète derrière sa vitre ? Et bien vous ne le saurez pas en lisant ce récit.