mardi 30 août 2016

AGATHA RAISIN ENQUETE : LA QUICHE FATALE - BEATON, Marion, Chesney

Sur un coup de tête, Agatha Raisin décide de quitter Londres pour goûter aux délices d'une retraite anticipée dans un paisible village des Costwolds, où elle ne tarde pas à s'ennuyer ferme. Afficher ses talents de cordon-bleu au concours de cuisine de la paroisse devrait forcément la rendre populaire. Mais à la première bouchée de sa superbe quiche, l'arbitre de la compétition s'effondre et Agatha doit révéler l'amère vérité : elle a acheté la quiche fatale chez un traiteur. Pour se disculper, une seule solution : mettre la main à la pâte et démasquer elle-même l'assassin.
Voici, le premier tome 1 de la série "Agatha Raisin enquête". Je vous avais présenté, il y a quelque temps le tome 2 car je n'ai pas suivi l'ordre de parution. Agatha Raisin, c'est une sorte de Miss Marple en plus folle folle. Comme le tome 2, Un remède de cheval,  ce n'est pas l'enquête qui rend ce livre croustillant. C'est la peinture de la société anglaise qui nous est faite qui rend cette série addictive. C'est une lecture symphatique, humoristique qui nous mène par le bout du nez dans ce récit so british. Le meutre, c'est le fil rouge qui nous permet de nous promener parmi une galerie de personnages tous uniques mais tellement attachants. Les petits travers de chacun, à commencer par notre enquêtrice de choc, sont passés à la moulinette pour notre plus grande joie.
Comment se faire accepter par les habitants de ce petit village qui voient débarquer tout feu tout flamme notre Agatha Raisin. Ni une ni deux, Agatha s'inscrit au concourt de la meilleure quiche du village. Bien évidement, Agatha, reine du plat réchauffé au micro onde, ne sait pas cuisiner. Ce n'est pas grave, elle achète à Londres une quiche, la présente dans un de ses plats, et voilà le tour est joué. Bien entendu, rien ne se passe comme prévu. Non seulement elle ne gagne pas le concour, le président du jury meurt après avoir manger de sa quiche et tout le village découvre qu'elle n'est qu'une tricheuse. Agatha doit à tout prix sauver son honneur et plonge tête baissée dans la résolution de ce crime.
Un pur moment de détente et en plus, ce qui ne gâte rien, la couverture est vraiment sympa et originale.

mercredi 24 août 2016

UN PARFUM D'ENCRE ET DE LIBERTE - McCOY, Sarah

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1859. Deux ans avant le début de la guerre de Sécession. Sarah Brown, fille d'un célèbre abolitionniste, se résigne à ne pas avoir d'enfant. " Qui voudrait l'épouser ? " se désole sa mère... Sarah retrouve pourtant goût à la vie en s'engageant avec sa famille dans un groupe de résistants, qui aide les esclaves à fuir leur terrible sort vers le nord de l'Amérique. Grâce à ses talents artistiques, elle retrace et dissimule dans ses dessins les cartes secrètes qui mènent à la liberté. 2014. Eden et son mari, un couple en manque d'enfant, emménagent dans une ancienne demeure de la petite ville de Charleston en Virginie. Alors qu'Eden vagabonde dans sa maison en compagnie de sa voisine, une fillette énigmatique, elle découvre une tête de poupée soigneusement cachée dans le cellier. Malgré les ravages du temps, elle entrevoit de curieuses lignes sur le visage de porcelaine, dans lequel se trouve une mystérieuse clé... Plus d'un siècle sépare Eden et Sarah mais leurs routes vont s'entrecroiser. Car sur la grande carte du monde et de l'Histoire, le passé et le présent se rejoignent dans le destin de ces deux femmes qui dépassent la douleur de ne pas être mères et se révèlent à elles-mêmes.

C'est triste mais que c'est beau. Si vous n'avez qu'un livre à lire, alors c'est celui ci. Sarah McCoy s'empare de l'histoire véridique de Sarah Brown, fille du célèbre abolitionniste John Brown, pendu en 1859 pour tentative d’insurrection. John Brown était un acteur très actif du fameux "Chemin de fer clandestin" et sa fille Sarah a pris sa suite en dessinant les cartes, sous forme de tableaux puis, sur le visage de poupées en porcelaine puis en bois.
Deux femmes, deux périodes, deux histoires, un seul point commun : une maison avec un garde manger souterrain bien trop grand pour ne stocker que des fruits et légumes. A l'intérieur une tête de poupée en porcelaine peinte de façon bizarre. Voici la découverte que fait Eden lors d'une de ses nombreuses crises de désespoir. Aidée de Cleo, fillette de 11 ans au caractère et bagou bien trempés, Eden part à la découverte du village où elle vient de s’installer et de l'histoire de la maison qu'elle vient d'acheter et qu'elle veut absolument faire répertorier comme monument historique. La partie Eden, pour moi, est la moins intéressante du roman. Par contre Sarah, une fois que l'on a mis de côté l'histoire d'amour impossible dans le style "Autant en emporte le vent", m'a littéralement transportée. Sa volonté, son charisme, sa personnalité droite et à l'écoute des autres en fait un personnage inoubliable et fascinant. Même si l'auteure reconnait avoir pris quelques libertés, le côté historique du roman avec la lutte pour l’abolition de l'esclavage et la guerre de sécession est respectée. L'horreur des actes des pro esclavagiste et les cruautés de la guerre sont reproduites mais sans excès. Et que dire, quand on pense que la vie des esclaves en fuite ne tenait, pas à un fil, mais... à une poupée. 
C'est un roman facile d'accès, qui se lit très facilement. 
Cerise sur le gâteau, nous vivons l'Histoire au grès de contes d'Andersen, ce qui n'est pas s'en nous replonger dans notre propre jeunesse.

dimanche 21 août 2016

SI LOIN DU SOLEIL - Morgan of Glencoe

Depuis des siècles, les Humains traitent les fées, créatures magiques dont ils redoutent les pouvoirs, comme des animaux dangereux.
L’alliance du Royaume de France, de l’Empire du Japon et du Sultanat Ottoman se partage désormais l’Europe, l’Asie et l’Afrique. Ces féroces aristocraties oppriment leurs peuples et écrasent dans le sang toute révolte, qu’elle soit humaine ou féerique.
En choisissant les dangers de la liberté plutôt que la soumission aux règles de sa caste, la princesse Nekohaima Yuri va se forger ses propres valeurs et bientôt, mettra en péril la plus grande puissance du monde.
Au cœur de cette métamorphose, une amitié très improbable…

Suite à une annonce sur facebook, une auteure cherche lecteur volontaire afin de chroniquer son livre auto édité. Cerise sur le gâteau, le livre est offert en format ebook. Ni une, ni deux, je prends contact et me voici en possession de ce premier opus de la saga "La dernière Geste".
Alors autant mettre les choses au clair dès le début : la Fantasy n'est absolument pas ma tasse de thé et je dois être une des rares à ne pas avoir lu Harry Potter. Mes seules lectures qui se rapprochent de cet univers sont "Les reines pourpres" et "La chronique des Elfes" de Jean Louis Fetjaine.
J'ai donc fureté sur internet et je n'ai trouvé que des éloges concernant ce livre. Alors, allons y ; j'ai plongé dans cet univers mi féérique, mi humain et j'ai été littéralement happé par ce récit jusqu'à regretter que le tome 2 ne soit pas encore disponible.
Yuri, petite princesse japonaise assiste à un combat de gladiateurs un peu spécial : une Selkie contre un Aeling. Bon d'accord, présenté comme cela, ça fait un peu Pokemon et je dois dire que cela m'a un peu refroidi. A la fin du combat, Yuri rencontre Bran, la Selkie, enfermée dans sa cage et protégeant son petit frère d'un dresseur pas très sympathique. Au travers d'un regard,  un lien se tisse entre Yuri et Bran. Quelques années plus tard, Yuri, est offerte en mariage au prince héritier de France. La reine Gabrielle la convoque dans son boudoir et lui propose un choix : accepter son destin et épouser le futur roi ou... s'enfuir et vivre sa vie. Yuri, qui n'aime pas du tout être considérer comme un objet, choisit la seconde solution. Elle s'enfuie seule dans la nuit. Seule... non, car une petite ombre bizarre la suit et l'enlève pour lui faire découvrir un monde où fée, humain, dresseur, feu follet vivent en parfaite harmonie. Cette petite ombre, c'est Bran. Va naître entre ces deux êtres une amitié hors limite qui va permettre à Yuri de devenir elle même.
C'est beau, c'est écrit avec des mots simples mais qui vous prennent aux tripes.  J'ai aimé le personnage de Yuri, princesse rebelle, prisonnière de son éducation et des préjugés inculqués depuis sa petite enfance qui ne demande qu'à s'épanouir et à laisser libre court à sa colère. Mais j'ai encore plus adorée Bran, petite Selkie, considérer comme une bête de cirque dressée pour tuer. Bran, plus humaine qu'un humain, plus fée qu'une fée. Tantôt amie, tantôt ennemie redoutable et sans pitié. Bran, fidèle à ses convictions et pourtant si tolérante face aux autres. Et puis, il y a Pyro, feu follet tout feu tout flamme qui apporte une pointe d'humour à ce récit.
Bon, et bien maintenant, il ne reste plus qu'à prendre son mal en patience et attendre le tome 2. J'espère que cela ne sera pas trop long car les personnages me manquent déjà.

vendredi 19 août 2016

A VOL D'OISEAU - JOHNSON, Craig

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Le shérif Walt Longmire doit mener à bien une affaire des plus importantes : marier sa fille unique, Cady. Mais pendant les préparatifs de la cérémonie Walt et son ami Henry Standing Bear sont les témoins d’un étrange suicide. Audrey Plain Feather s’est jetée de la falaise avec son fils dans les bras. Si l’enfant est miraculeusement sain et sauf, il apparaît rapidement que cette mort est un meurtre déguisé. Walt se retrouve aux prises avec la nouvelle chef de la police tribale, la très belle et très zélée Lolo Long, et pour compliquer encore leurs relations, le FBI débarque en force pour suivre l’affaire. Une chasse à l’homme s’engage, qui mènera le shérif au plus profond de la réserve indienne avec pour guides un mystérieux corbeau et la sagesse des anciens.

Moi, je suis une inconditionnelle du shérif Longmire et de son acolyte Henry. Alors, évidemment, j'ai adoré ce nouvel opus même si je l'ai trouvé plus compliqué à suivre. Trop de personnages se télescope que l'on retrouve une fois sous leur nom indien puis sous leur nom américain. Mais bon... 
Dans le livre précédent, nous avions laissé Cady amoureuse du frère de Vic. C'est tout naturellement que nous retrouvons Walt et Henry dans les préparatifs du mariage. Évidemment rien n'est simple : le choix du lieu, l'organisation de la cérémonie à l'indienne... et comme si cela ne suffisait pas une femme tombe de la montagne presque à leurs pieds. Comment résister à cette mort bizarre surtout lorsque que la nouvelle chef tribale de la réserve est une femme plantureuse, têtue et débutante dans le milieu.
Toujours une pointe d'humour, toujours des personnages hauts en couleur mais tellement humains, toujours une écriture facile à lire et vivante. Un régal pour la fin de l'été.