mardi 26 juillet 2016

ZIA MET SON NEZ PARTOUT - DELILLE, Claire

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Sherlock Holmes avait son violon. Miss Marple, son tricot. Kojak, sa sucette. Zia, elle, peut se fier à son nez. Et quel nez ! Nastasia a le chic pour le mettre dans les histoires les plus croustillantes sur les stars et autres people. Elle alimente sa rubrique du Girls Only avec un soupçon d'humour, un zeste de vitriol et une pincée de sarcasme. Jusqu'au jour où c'est elle qui défraie la chronique ! Eh oui, Zia, enquêter sur les dernières frasques d'une actrice et sur un homicide, ce n'est pas tout à fait la même chose. On ne s'improvise pas détective privé, ou alors, seulement si c'est en charmante compagnie... 
Quand Bridget Jones rencontre Stéphanie Plum, la chicklit se drape de mystère et nous entraîne dans une enquête déjantée ! 

Je ne sais pas si c'est l'ambiance actuelle en France faite de haine et de violence, mais en ce moment j'ai besoin de légèreté sans renier ma passion pour les enquêtes. C'est la deuxième bonne découverte : après Agatha Raisin voici Zia ou Nastasia Lemézec. Jeune journaliste lilloise webmaster qui est affublée, comme Cyrano de Bergerac, d'un appendice nasal hors norme. Comme le titre l'indique, Zia met son nez partout, surtout dans le monde magique et tellement sombre des people. Mais là, ça dérape : Lyndia Smith, l'étoile montante du cinéma est retrouvée morte dans sa chambre d'hôtel. Si au début, tout le monde pense à un suicide, l’enquête s'oriente très rapidement sur l'homicide. Et devinez qui est la principale suspect : Zia qui venait de divulguer dans sa rubrique l'infidélité de l'actrice avec l'héritier du pot de yaourt (et oui, cela ne s'invente pas...).

Zia, c'est vous, c'est moi. Une jeune femme qui a souffert durant toute sa scolarité de son nez et des railleries déclenchées par celui ci. Car effectivement, comme dans les Fables de la Fontaine, il y a une morale à cette histoire et on comprend que rien n'est anodin et que le moindre acte a des conséquences.
C'est frais, complètement déjantée mais qu'est ce que ça fait du bien. L'écriture est fluide et on accroche tout de suite.  Le suspens est là et les personnages simples mais attachants. Tristan, le flic amoureux, Alex, l'ami inconditionnel, Bernardin, le flic buté... 
Je me tâte pour lire "Oh my phone" qui a l'air aussi déjanté. J'espère que Zia mènera d'autres enquêtes car c'est un plaisir.

jeudi 21 juillet 2016

LA CUISINIERE - KEANE, Mary Beth

Immigrée irlandaise courageuse et obstinée arrivée seule à New York à la fin du XIXe siècle, Mary Mallon travaille comme lingère avant de se découvrir un talent caché pour la cuisine. Malheureusement, dans toutes les maisons bourgeoises où elle est employée, les gens contractent la typhoïde, et certains en meurent. Mary, de son côté, ne présente aucun symptôme de la maladie. Au contraire, sa robustesse est presque indécente. Des médecins finissent par s'intéresser à son cas, mais la cuisinière déteste qu'on l'observe comme une bête curieuse et refuse de coopérer. Pourquoi la traite-t-on comme une malade alors qu'elle est en parfaite santé ? Les autorités sanitaires, qui la considèrent comme dangereuse décident de l'envoyer en quarantaine sur une île au large de Manhattan. Commence alors pour Mary Mallon, femme indépendante, un combat à armes inégales pour sa liberté...

Bien, bien... Que dire sinon que j'ai été déçue. Déçue, d'abord parce que cela faisait un moment que je voulais le lire et que la quatrième de couverture était alléchante. Déçue, parce que le récit m'a laissé sur ma fin et que je n'ai pas du tout accroché. En général, un livre de poche comme celui ci, il me faut un week end, une semaine maxi pour arriver au bout. Là, il m'a fallu presque trois semaines.
Mary Mallon ou Mary Typhoïde a réellement existé. Elle fut le premier porteur sain de la typhoïde identifié par les médecins. Elle était cuisinière et a contaminé 51 personnes dont trois sont décédées, notamment des enfants. Elle a donc été enfermé à vie dans un hôpital construit sur l'île de North Brother Island. Refusant sa mise en quarantaine, elle fit appel à un avocat qui réussit à la faire libérer à la condition qu'elle ne cuisine plus jamais de sa vie et qu'elle se présente tous les mois aux services sanitaire pour examen. Elle devient blanchisseuse, mais ne peut se résoudre à laver le linge des autres, aussi se tourne t elle vers la boulangerie. Elle cesse ses visites aux services sanitaire puisque plus personne ne tombe malade autour d'elle. Et puis, il y a Alfred, l'amour de sa vie, pauvre type alcoolique qui ne peut conserver un travail qui suite à une très grave brulure devient héroïnomane. Afin de satisfaire son besoin de drogue, elle devient cuisinière dans une maternité de luxe. Ce qui va causer sa perte. Le docteur Soper qui ne cesse de la traquer afin de la ramener à North Brother Island, la débusque.
Pourtant c'est un joli programme, une belle et triste histoire qui aurait pu nous mener vers une lecture agréable. C'est devenu un récit d'une platitude désespérante, on passe plus de temps avec les déboires d'Alfred qu'avec le récit, même si cela est lié, de Mary qui me semblait être le point le plus important. Beaucoup trop de point son survolé : son état d'esprit face à la vindicte populaire, son isolement forcé, tous ces tests qu'elle devait continuellement subir, le récit du tribunal bâclé. Cela aurait pu être plus envoutant, plus vivant. Certaines critiques nous présente ce livre comme un thriller fascinant qui tient aux tripes. Bon, pour le côté thriller, pas vu. 
Seul reste le malaise quant à la situation de cette femme et sa  prise de conscience de la maladie dont elle est porteuse. Avait elle vraiment pris conscience qu'elle pouvait contaminer toutes ces personnes pour qui elle cuisinait. A t elle sciemment continuer son métier de cuisinière, pourtant interdit, afin de diffuser son mal. Ou était elle dans le déni le plus total face à ses actes. Là, on reste sur notre fin et c'est à nous de nous faire notre propre opinion.
A découvrir quand même pour la découverte de l'histoire incroyable de cette femme.

Mary Mallon
 

vendredi 15 juillet 2016

14 JUILLET 2016



Il y a eu Charlie Hebdo, puis le Bataclan et maintenant... La promenade des anglais à Nice.
Ce n'était, pour la plupart, que des enfants venus voir le feu d'artifice. 
Il parait qu'il ne faut pas avoir de haine, mais de l'amour. Alors j'envoie tout mon amour, mon soutien et mes condoléances à toutes ces nouvelles familles meurtries par la haine et la bêtise humaine.
Si j'avais un vœu à formuler, ce serait celui ci : quand ce terroriste arrivera -Haut, quelque soit le Dieu qui l'accueille, j'espère qu'il ne recevra pas ce qui est promis au martyr mais que 150 gros bras l'attendrons et lui mettrons une raclée comme jamais il n'aura reçue.  C'est tout ce qu'il mérite.
Et un autre vœu, pour les journalistes, en respect envers les victimes et les familles, ne nous matraquer pas à longueur de journée du nom et du portrait de ce monstre. Un monstre, ça n'a ni visage ni identité.
  
 

mercredi 13 juillet 2016

BELGRAVIA - FELLOWES, Julian

Le 15 juin 1815, le bal devenu légendaire de la duchesse de Richmond réunit à Bruxelles tous les grands noms de la société anglaise. La plupart des beaux officiers présents ce soir-là périront quelques heures plus tard sur le champ de bataille de Waterloo, faisant de cette réception l'une des plus tragiques de l'histoire. Mais cette nuit va aussi bouleverser le destin de Sophia Trenchard, la ravissante fille du responsable de l'intendance du duc de Wellington. Vingt-cinq ans plus tard, les Trenchard, en pleine ascension sociale, se sont installés dans le nouveau quartier de Belgravia et pensaient laisser derrière eux ces terribles événements. Mais dans un monde en mutation où l'aristocratie côtoie désormais la classe émergente des nouveaux riches, certains sont prêts à tout pour que les secrets du passé ne menacent pas leurs privilèges...Amours contrariées, intrigues entre classes sociales, sans oublier le rôle des domestiques : on retrouve dans ce roman tout le talent et le charme de l'auteur de Downton Abbey.

Et voilà, s'il n'y avait qu'un livre à lire cette année... ce serait celui ci. Oh, je vous arrête tout de suite : je ne suis absolument pas romans à l'eau de rose, le genre je t'aime moi non plus. Et ce n'est pas parce que la quatrième de couverture fait allusion à une histoire d'amour que nous tombons dans le mélodrame. Déjà, comme il est mis sur le bandeau de la première couverture, Julian Fellowes est le créateur de la série Downton Abbey. Je ne sais pas si vous connaissez, mais, pour ma part, j'ai littéralement fondu de bonheur devant cette série.
Initialement, Belgravia a été édité sous forme d'une saga en 11 épisodes à découvrir chaque semaine avant d'être regroupé en un seul livre. J'ai téléchargé le premier livret car il était proposé gratuitement. Et là, tout comme la série, la magie a opéré. Il faut savoir que Belgravia, c'est un des quartiers les plus somptueux de Londres. 
L'histoire débute le 17 juin 1815 à Bruxelles. Nous sommes à la veille de la bataille de Waterloo, mais ça personne ne le sait, et la duchesse de Richmond organise son bal où toute la haute société se doit d'être. Sophia Trenchard a réussi à obtenir trois invitations et va pouvoir afficher son amour pour Edmund, futur comte de Bellasis. Sauf que la famille Trenchard ne fait pas parti de la haute société : James, le père, est un nouveau riche, commerçant parti de rien qui a su développer son affaire au point de faire fortune. Mais voilà, c'est un grossier personnage qui rêve d'atteindre les hauts sommets de la société mais qui aux yeux de tous n'est et ne restera qu'un commerçant, un parvenu. 
Voilà, ça c'est le côté fleur bleu du roman car après, nous nous retrouvons transporté dans un autre monde, une autre époque. Tout y est : l'ambiance, la reconstitution historique, les vêtements, les intérieurs des maisons bourgeoises, la lutte des classes, la malchance d'être né le deuxième, la lutte à l'héritage ou tout simplement pour la survie. Tout y est décrit sans complaisance mais avec un tel réalisme. L'écriture est fluide, vivante voire addictive. 
Comme il est dit dans la pub qui passe à la radio, c'est la saga de l'été. Un livre a dévoré sur la plage à l'abri du parasol, sinon gare aux coups de soleil. 
Je pense que je vais poursuivre la découverte de cet auteur.

samedi 9 juillet 2016

L'HOMME AU MASQUE DE VERRE - MOORE, Viviane

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Paris, en l'an 1584. Une année troublée par la mort de " Monsieur ", le frère du roi et par l'assassinat du prince d'Orange, un mois d'octobre avec des pluies de sang en Anjou et la peste à Chenonceau. Tandis que rumeurs et pamphlets circulent sur les pratiques occultes du roi Henri III et de la reine mère Catherine de Médicis, le jeune commissaire au Châtelet Jean du Moncel est chargé d'enquêter sur un vol de cadavres au gibet de Montfaucon. Une affaire qui va le ramener, bien malgré lui, vers l'alchimie et ses mystères, mais aussi vers les envoûteurs et sorciers au service des puissants. Une enquête, enfin, qui le remettra sur la trace de celle qu'il n'a jamais cessé d'aimer, la fascinante et singulière Sybille le Noir.

Ce livre fait suite à "La femme sans tête" mais peut être lu indépendamment même si, j'ai trouvé que les nombreux rappels au cours de la lecture laisse un manque. Comme dans la plupart des policiers historiques, l'enquête passe au second plan. Ce qui fait l'intérêt de ces livres c'est le côté historique qui est ici bien documenté et nous entraine dans les méandres des petites de rues de Paris et dans les bas fonds du Châtelet, siège de la police criminelle. Nous sommes en 1584, et nous retrouvons l'inspecteur criminel Jean du Moncel, qui se retrouve au beau milieu d'un trafic de cadavres. Qui donc a besoin de ces morts : la médecine, dominée par le charismatique Ambroise Paré, les alchimistes qui sont toujours à la recherche de la pierre philosophale ou d'autres personnes qui œuvrent dans le noir.
Qui plus est, notre jeune inspecteur n'arrive pas à surmonter son chagrin d'amour pour la belle et énigmatique Sybille le Noir, fille d'un alchimiste de renom et qui rêve de faire médecine. Mais voilà, au seizième siècle, la faculté de médecine est interdite aux femmes. Il faut donc ruser.
Ce livre est intéressant et procure un bon moment de plaisir même si à mon niveau, il me reste un arrière goût de déjà lu. En effet, ces thèmes sont souvent repris dans les romans historiques : la recherche de l’immortalité, la découverte du corps humain.  Nicolas Parot l'a également abordé à plusieurs reprises dans sa série Nicolas Le Floch. 
Mais bon,c'est agréable, cela se lit vite et je pense continuer la découverte de cette auteure.