mardi 29 mars 2016

EN ATTENDANT BOJANGLES - BOURDEAUT, Olivier

Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.
Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.
L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom.
En début lecture ma première impression était : "livre complètement disjoncté, complètement azimuté" et j'ai failli laisser tomber. Mais voilà, ce livre est tellement encensé par la critique que j'ai continué jusqu'au bout. Déçu, non pas vraiment mais cette lecture ne me laisse pas un goût de chef d’œuvre.
Plusieurs thèmes sont abordés dans ce premier roman : l'amour inconditionnel d'un homme pour sa femme et le développement de la folie chez une personne. C'est une histoire racontée à deux voix : celle du fils et celle du père.
Le  récit du fils nous fait rentrer dans son quotidien qui n'est que fête, danse, voyage... Celui du père, plus terre à terre, nous explique le pourquoi de cette vie. C'est un petit roman très accessible niveau lecture tout en pudeur et sensibilité. La folie de la mère est abordée avec beaucoup de tendresse et nous permet d'avoir un nouveau regard sur la schizophrénie et la bipolarité même si on l'impression de tourner en rond et de faire du sur place.
Une chose me surprend quand même. Dans toutes les critiques que j'ai lu sur internet, dans les journaux, tout est focalisé sur l'amour alors que j'ai trouvé ce thème secondaire. L'évolution de la maladie de la mère m'est apparue comme le thème central du livre, l'amour c'est ce qui a permis à cette famille de vivre et d'accepter ces changements de comportement. Mais bon, chacun sa sensibilité.
Reste un livre intéressant à découvrir sans que ce soit le coup de maître annoncé.

lundi 21 mars 2016

CE QU'IL ADVINT DU SAUVAGE BLANC - GARDE, François

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Au milieu du XIXe siècle, Narcisse Pelletier, un jeune matelot français, est abandonné sur une plage d'Australie. Dix-sept ans plus tard, un navire anglais le retrouve par hasard : il vit nu, tatoué, sait chasser et pêcher à la manière de la tribu qui l'a recueilli. Il a perdu l'usage de la langue française et oublié son nom.
Que s'est-il passé pendant ces dix-sept années ? C'est l'énigme à laquelle se heurte Octave de Vallombrun, l'homme providentiel qui prend sous son aile à Sydney celui qu'on surnomme désormais le « sauvage blanc ».

Narcisse Pelletier s'engage comme mousse car il n'y a plus de place pour lui à la ferme familiale. Une traversée dramatique sous la houppe d'un commandant qui ne sait pas lire les cartes. Perdu au milieu de l'océan avec des marins malades ou mourants, le navire fait une halte dans une anse de la côte australienne à la recherche d'eau. Mais la marée monte et le navire doit appareiller sous risque de se trouver prisonnier. Narcisse Pelletier, qui s'était éloigné du groupe, se retrouve seul sur ce ban de sable hostile. 

C'est un récit à deux voix. On alterne entre le récit de la vie de Narcisse parmi les sauvages et les rapports qu'Octave adresse au président de la Société de géographie, dans lesquels il consigne rigoureusement les étapes de la difficile réadaptation ou rééducation de celui qu'il considère à la fois comme un sujet d'étude et un élève.



Ce récit a pour point de départ une histoire vraie : Alphonse Narcisse Pierre Pelletier, né le 1er janvier 1844 à Saint-Gilles-Croix-de-Vie est retrouvé dix huit ans après son abandon sur une île d'Australie.
Cette histoire n'est pas sans rappeler un grand classique de l'aventure : Robinson Crusoé.
Présenté comme cela, ce livre semble avoir tout pour plaire. Mais, voilà, assez vite je me suis ennuyée. La partie Narcisse est très intéressante même si celui ci ne fait jamais récit de ses aventures. Dépaysement garanti sur cette île aride et ce groupe d’aborigènes hors du temps. Concernant la partie d'Octave, je n'ai pas accroché. C'est monotone et cela ne nous apprend pas grand chose sur la réinsertion de Narcisse. Il est décrit comme silencieux, toujours hors norme de part son comportement, s'adaptant sans s'adapter au monde moderne. La fin du livre est bizarre : Narcisse a disparu. Est il retourné sur son île ? J'aimerais le croire mais d'après les articles sur internet, il a mené une vie normale. 

dimanche 20 mars 2016

AU MATIN - SAURET, Olivier

« Si mes années m’étaient données à revivre, crois-moi que je les revivrais différemment. Je ferais moins attention à certaines futilités, je rirais davantage, je serais plus généreux avec mes proches, je m’investirais davantage avec certaines personnes, et dirais à certaines autres que je les ai aimé beaucoup plus qu’elles ne le savent. Avec le temps, on trouve de la beauté en toutes choses. »
Au matin, est un conte philosophique moderne sur le parcours d’un homme comme les autres soumis au quotidien de la société qui illustre le choix que nous avons tous de décider de notre existence en empruntant pour toujours un autre chemin. Olivier Sauret est né à Paris en 1982. Écrivain depuis l’âge de 17 ans, il pose un regard lucide sur l’évolution de notre société, sur le degré d’acceptation de notre environnement et sur la complexité des relations humaines qui nous lient tous. 

Ce petit livre de 80 pages est présenté comme un conte philosophique. Je n'ai pas ressenti le côté conte par contre philosophique, oui. A certains moments je me croyais revenue à mes années lycée avec les questions existentielles : qui sommes nous, que sommes nous, où allons nous...
Victor se lève un matin, prend son petit déjeuner et part pour son boulot... comme tous les matins. Et puis voilà, au lieu de rentrer dans son entreprise, il continue son chemin, va prendre un café en se demandant quel est le sens de sa vie. Est il heureux, est-ce vraiment cette vie là qu'il veut. Victor ouvre les yeux et regarde ce qui l'entoure et auquel il ne prête plus attention, par habitude. Un parc qu'il n'avait jamais remarqué, des enfants qui jouent, un ami qu'il croise d'habitude sans le voir. Au fil de sa balade, il redécouvre la vie, les amis.
Ce roman se déroule sur une journée, une journée de découverte de soi même, de ses envies, de ce qui nous entoure. Tous les matins c'est le même rituel auquel nous sommes habitués ; nous ne faisons plus attention à ce qui nous entoure, aux gens que nous croisons. On se lève, on fait le trajet sans regarder les changements qui s'opèrent dans notre environnement : le soleil qui se lève, un chevreuil qui broute, un tracteur qui laboure avec sa nuée d'oiseaux qui plonge sur les vers. On arrive au boulot sans se rendre compte que notre collègue a mis du rouge à lèvre, changée de coiffure. Tous ces petits détails qui font la beauté de la vie et que nous ne voyons plus parce que nous sommes devenus des automates. 
Je ne suis pas trop roman philosophique mais là, j'ai accroché tout de suite. C'est sympa, c'est frais, pas ennuyeux. En fin de compte si on prenait le temps dans une journée de nous assoir et de nous poser la simple question : qui suis je et où vais je ? Il me semble que faire le bilan une fois de temps de temps sur notre vie nous permettrais d'avancer plus sereinement.
Une agréable découverte. Merci à Chiado Editeur pour cette découverte.

samedi 19 mars 2016

TROIS JOURS ET UNE VIE - LEMAITRE, Pierre

"À la fin de décembre 1999, une surprenante série d’événements tragiques s’abattit sur Beauval, au premier rang desquels, bien sûr, la disparition du petit Rémi Desmedt.
Dans cette région couverte de forêts, soumise à des rythmes lents, la disparition soudaine de cet enfant provoqua la stupeur et fut même considérée, par bien des habitants, comme le signe annonciateur des catastrophes à venir.
Pour Antoine, qui fut au centre de ce drame, tout commença par la mort du chien…"

Pour aborder cette lecture, oubliez tout ce que vous avez lu de Pierre Lemaitre sinon vous serez automatiquement déçu par ce livre. Pas de suspens car nous savons dès le début qui est l'assassin. Pas d'enquête à la Hercule Poirot puisque ce n'est pas cela le thème central de ce livre. Non, nous entrons dans la tête d'Antoine qui attend son arrestation... mais celle ci ne vient pas. Nous vivons pendant trois jours sa peur intense, son mal être face à son geste.
Antoine est un pré adolescent de douze ans qui vit sous la coupe de sa mère possessive et obnubilée par le quant dira t on. Ils vivent dans une petite ville où le sport national est l'espionnage de son voisin. Antoine est gamin solitaire en marge des autres garçons de son âge. Sa mère ne veut pas qu'il possède une play station, alors ses copains se détourne de lui... sauf Rémi, un petiot de six ans qui une admiration sans borne pour Antoine.
Nous nous retrouvons face à fait divers macabre mais tellement banal : la disparition d'un enfant. Comme dans la vraie vie, nous suivons la souffrance des parents, l'enquête de gendarmerie, les battues, l’hélico qui survole les lieux, les médias qui se précipitent sur le sensationnel... 
Ce roman est une plongée dans les émotions d'un garçon de douze ans qui souhaite refouler au plus profond de lui même son geste impardonnable mais qui doit faire face, en même  temps aux évènements qu'il a déclenché sans le vouloir. Sans compter qu'il doit affronter le regard de sa mère, qui sans savoir devine tout. 
Et voilà un roman (pas polar) psychologique qui nous tient aux tripes et nous fait flipper par son réalisme. Seul bémol, une fin annoncée comme magistrale. Et bien, je ne l'ai pas trouvée à la hauteur du roman. Ça me laisse un arrière gout d'inachevé.


lundi 14 mars 2016

RENDEZ VOUS AU MOULIN DU DIABLE - Jean Contrucci

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Octobre 1908 – En plein jour, dans le parc public du Pharo dominant le Vieux-Port, le petit Paul, 2 ans, vient d’être enlevé par une mystérieuse dame en noir dissimulée par ses voiles de deuil. C’est le début d’une affaire retentissante qui met Marseille et ses polices en transes : l’enfant kidnappé est le fils de l’un des plus gros entrepreneurs de la ville, Marius Gauffridy. Vengeance commerciale ? Enlèvement crapuleux ? Drame familial ? Dans le milieu où l’homme d’affaires règne en redoutable prédateur, tous les coups semblent permis, toutes les hypothèses plausibles.
Raoul Signoret, célèbre reporter au Petit Provençal ne va pas rester sans réactions face à un drame qui a mobilisé les plus fins limiers de la Sûreté et leur chef suprême, le tellurique Eugène Baruteau, commissaire central et oncle de Raoul.
Une à une toutes les pistes s’effondrent jusqu’à ce que les ravisseurs se manifestent auprès de la famille.
Il faudra toute l’obstination et l’astuce de Raoul pour démêler les fils d’une affaire familiale qui prend sa source à la naissance du petit Paul et ce n’est qu’en se rendant dans les Basses-Alpes près du village de Banon, où sa jeune nourrice est née que sera livrée - à l’ultime page du roman - la clef de l’énigme.

Et voilà la onzième énigme de notre journaliste marseillais qui nous fait penser à Tintin. Jeune, intrépide, toujours prêt à rendre service... Manque plus que la houppette et le petit chien. Bon, blague à part, je suis une accro de cette série et j'espère qu'elle continuera encore et encore.
Néanmoins, je trouve que c'est le moins réussi. Au niveau intrigue on comprend assez vite qui est le coupable et pourquoi le père semble si peu pressé de mêler la police au rapt de son fils. Heureusement de nombreuses surprises nous attendent et relance l'histoire.
Ce qui est le plus intéressant dans ce genre de polar, c'est le côté historique. Le Marseille des années 1908 est très bien reconstitué, très vivant et rempli de soleil. Les quelques termes et réflexions du cru rendent encore plus réaliste cette reconstitution. Franchement, on s'y croirait. Depuis le début de la série, nous suivons l'évolution de notre société à travers les yeux de notre reporter et de son oncle, le commissaire. Le commissaire bourru, grincheux mais tellement attachant (il n'est pas s'en rappeler le capitaine Haddock : toujours à râler mais toujours présent pour secourir). 
L'écriture est fluide et vivante ce qui rend ce livre agréable à lire et procure un vrai moment de détente.

dimanche 13 mars 2016

UNE VIE AVEC ALEXANDRA DAVID-NEEL - CAMPOY Fred & BLANCHOT Mathieu

1959. La jeune Marie-Madeleine entre au service d'une vieille femme despotique : Alexandra David-Néel, exploratrice, philosophe, écrivain, qui fut, au début du siècle, la première femme blanche à entrer au Tibet. 
Dans un capharnaüm épouvantable où s'entassent les souvenirs de quatorze années passées en Asie, Marie Madeleine se retrouve plongée dans la vie exceptionnelle de la célèbre aventurière, de sa conversion au bouddhisme jusqu'à sa rencontre avec le Dalai Lama. Et bien que la vieille femme soit aussi exigeante que fascinante, des liens profonds vont peu à peu se tisser avec la jeune employée.
Comme l'indique le sous titre, ceci est le tome 1 ; donc d'autres albums devraient suivre.

J'avais vu un article élogieux sur cette BD sur facebook. Étant fan moi même de Madame Alexandra David-Néel, j'ai aussitôt bondi sur cette découverte. Il va s'en dire, que je possède et j'ai lu beaucoup d'écrits de cette aventurière hors du commun et notamment son classique "Voyage d'une parisienne à Lhassa". J'ai visualisé tous les reportages que diffuse la télévision sur Alexandra, sa vie, ses expéditions ainsi que tous les reportages se rapportant au Tibet. Je nourrie le rêve secret de pouvoir, un jour, m'offrir un trek au Tibet ou dans l'Himalaya.
Je m'attendais à retrouver sa vie en images. Que nenni. La majeure partie du livre traite de la vie de Marie Madeleine auprès de cette vieille femme autoritaire et acariâtre, de sa découverte de son mode de vie atypique et des divers trésors qui jonchent la maison. Quelques pages traitent de ses fabuleux voyages mais pas assez à mon goût. Trop rapide. Franchement, je n'ai pas retrouvé la fougue, le volontarisme, l'abnégation, mais aussi la mauvaise foi qui ont fait de Madame Alexandra David-Néel, une aventurière d'exception et inoubliable. Je ne pense pas que ce récit donne envie à un lecteur non initié de se plonger plus avant dans la vie d'Alexandra, et de découvrir la richesse de ses écrits mais surtout de connaître le Tibet d'avant l'invasion chinoise.
De plus, l'article disait que le graphisme était magnifique. Je ne suis pas spécialiste de BD mais franchement, même dans le plus mauvais reportage, les montagnes tibétaines ont plus fières allures que cela. C'est un graphisme basique qui ne fait absolument pas ressortir la beauté des paysages. De plus le style des caractères est difficilement lisible pour ceux qui comme moi ont des problèmes d'ophtalmo. 

C'est sympathique mais sans plus.



samedi 12 mars 2016

SKIDAMARINK - MUSSO, Guillaume

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Deux informations incroyables se partagent l'actualité en cette année 2004 : le vol de la Joconde et l'enlèvement de Georges Steiner, magnat international de l'informatique et du multimédia.
Effarées, quatre personnes vont recevoir, à domicile, les morceaux découpés de la célèbre toile, accompagnés d'un message qui sonne comme un avertissement. Elles ne se connaissent pas entre elles et ont reçu l'ordre de se rejoindre dans une chapelle de Toscane.
Ainsi se retrouvent le professeur de génétique Magnus Gemereck, le prêtre Vittorio Carosa, la femme d'affaires Barbara Weber et l'ex-avocat Theo MacCoyle. La science, la religion, le business, la morale… les quatre maux de la société industrielle moderne ont donc été réunis par un mystérieux personnage. Pourquoi eux, et qui les a choisis ?
À quelques mois des élections présidentielles américaines, un Robin des bois moderne veut-il faire comprendre au monde que celui-ci court à sa perte, qu'il est temps de redresser la barre avant qu'il ne soit trop tard ?
Professeur de sciences économiques, ce jeune auteur de vingt-sept ans aborde dans son premier roman quelques grandes interrogations politiques et sociales : du droit à la santé et à l'avortement à la restriction des armes à feu en passant par la réglementation des manipulations génétiques ou la réduction du volume de rejet du gaz carbonique.

J'ai lu ce livre dans le cadre de mon Challenge, il valide la rubrique "Premier livre" puisque c'est effectivement le premier écrit de Guillaume Musso. J'ai eu du mal à le lire pour deux raisons :
 1 - A mon avis, c'est une version PDF qui a été transformé en epub. Pas une réussite, beaucoup de faute, les annotations qui se retrouvent au milieu du texte. Pas facile de suivre.
 2 - L'enquête, même si elle semble intéressante sur le papier, s’essouffle très rapidement et a du mal à rebondir. J'ai vu que certaines personnes compare ce livre à récit de Dan Brown. Bon pour le thème, à la rigueur, mais là s'arrête la comparaison. On survole tout très rapidement alors que certains points méritaient d'être plus travaillés, plus approfondis. Je pense que la quête de nos héros aurait été plus crédible et plus prenante.
Mais, bon... c'est un premier roman. Heureusement pour nous, l'écriture s'est beaucoup améliorée et le côté enquête s'est développé pour devenir irrésistible.


lundi 7 mars 2016

ACQUISITION DE LA SEMAINE

J'avais remarqué à plusieurs reprises que des personnes parlaient avec enthousiasme de la BD consacré à Alexandra David-Néel. Étant moi même fan de ses écrits et ayant une attirance pour le Tibet, je me suis laissée convaincre et j'ai passé commande.

Aujourd'hui, dans ma boîte aux lettres, est arrivé :
Une vie avec Alexandra David-Néel de Fred Campoy et Mathieu Blanchot. Ceci est le premier tome.

Au premier contact une grosse déception. Dans les avis beaucoup de personnes disaient que le graphisme était magnifique. Après un feuilletage rapide, je suis désolée de dire que je ne retrouve pas la beauté des paysages tibétains. Ce n'est pas que les dessins soient insipides, mais bon, c'est sans plus pour moi.



 Bon, comme dirait l'autre y a plus qu'à...