vendredi 29 janvier 2016

SAUVER NOEL - SARDOU, Romain

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Pour sauver Noël, une gouvernante de choc et un petit garçon avisé vont faire alliance contre le Mal... 1854, à Londres. Gloria Pickwick, femme au tempérament énergique, aussi ronde que rousse, est une perle rare : gouvernante, cuisinière, préceptrice des enfants, elle tient la vaste maison de Lord Balmour d'une poigne affectueuse. Aussi regarde-t-elle d'un œil suspicieux leur nouveau voisin, l'étrange baron Ahriman. Mille rumeurs courent le quartier. Qui est ce baron ? Il refuse toutes les invitations, ses volets restent clos... Parfois une diligence tirée par six chevaux noirs conduit des gens chez lui, des gens qu'on ne revoit jamais ! Arrive le 24 décembre. Tous les enfants, des fils de lord aux filles de lingères, se couchent en rêvant au lendemain. Mais le Père Noël ne vient pas. Aucun cadeau au pied des sapins illuminés. Une vague de tristesse submerge Londres. Une maison, et une seule, fait la fête ce jour-là, avec un tapage insolent. Les voisins étranges. C'en est trop pour Gloria, qui prend l'affaire en main. Et Harold, un petit garçon futé, s'engage avec elle dans l'aventure, amenant des renforts insolites : des lutins, une fée, des oies douées de paroles et bien d'autres encore. L'objectif de cette drôle de troupe : sauver Noël ! Si c'est encore possible...

Ce livre je l'ai lu en deux temps : l'année dernière mais je n'ai pas accroché et aujourd'hui car il est dans ma liste pour le challenge 2016 et que je me suis faite la promesse de lire ce que j'avais inscrit. Et bien, je dois dire que je me suis laissée entrainer, avec bonheur et bonne humeur, par ce charmant conte de noël pour adultes (quoique...). J'ai adoré la gouvernante, Madame Gloria Pickwick : aussi grande que grosse, pleine d'énergie, toujours à ronchonner mais tellement humaine et prête à tout pour sauver le monde. Et oui, car c'est de cela qu'il s'agit : voilà que le diable s'est échappé pour nous gouverner et supprimer tout ce qui fait la joie des petits et des grands.
Bien sur ce n'est pas de la grande littérature telle qu'on peut la concevoir, mais on passe un agréable moment... On oublie un peu la tristesse et la grisaille de l'hiver. Un agréable moment au coin du feu.
Et puis voilà qu'en furetant sur internet, je m'aperçois qu'il y a, en quelque sorte, un tome 1 : Une seconde avant Noël où l'on retrouve notre jeune ami Harold. Peut être que je vais me laisser tenter.

CELLE QUI VOULAIT ARRETER DE REVER - CHOPIN, Jessica

Marina est une jeune fille sans prétention. Ou plutôt, elle n’en a qu’une : elle voudrait être à même d’anticiper son avenir. Elle voudrait tout savoir de lui et pouvoir le maîtriser. Et puis, un soir, elle se met à rêver…
« Là, il était 3 h 11 du matin et elle se réveillait en sursaut de deux rêves très lucides qu’elle venait de faire et qui lui décrivaient la vie de deux autres femmes, de quelques années plus âgées qu’elle. Elles les connaissaient maintenant, ces femmes, non pas dans la vraie vie, mais elle connaissait les détails de leur existence. Elle les avait au plus profond d’elle-même. Ses rêves lui avaient apporté tous les détails de la vie de Céline et Stella, même ce qu’elle n’avait pas vu lui avait été conté ! Un peu comme dans une histoire pour enfant qui commence par “il était une fois”. Elle était dans leur peau, voyait avec leurs yeux, vivait leurs peurs, leurs tristesses mais aussi leurs joies. »
Eleanor Roosevelt disait : « Le futur appartient à ceux qui croient à la beauté de leurs rêves. »
Chiado Editeur
Marina y croira-t-elle ?

Ce roman est le premier d'une longue liste, du moins j'espère, de mon partenariat avec les éditions 

J'attendais la suite de l'histoire et franchement... j'attends toujours. Nous commençons donc le roman avec Marina qui, à vingt-cinq ans, est complètement perdue dans ce qu’elle veut faire de sa vie. Indécise, elle se pose des questions sur tout et rien, ne sait pas si elle est capable de s’engager dans une relation, si elle va trouver sa voie… En résumé : elle ne sait tout simplement pas quoi faire. Pendant 160 pages, nous subissons les questions existentielles de Marina. 
Pas ou peu de dialogues. 
Point positif l'écriture est simple, phrases courtes donc le livre est facile à lire et très rapide.
Bon, soyons clair, lorsque je prend un livre c'est pour m'évader de mon quotidien, pour découvrir des gens, des pays, pour rêver, pour trouver un monde autre que le mien. Alors passer ma lecture dans la tête d'une nana qui va peut être ou peut être pas... très peu pour moi. Ça me déprime. 
Tout ce que je retiens de ce livre c'est qu'à chaque page j’ai eu envie de la secouer pour qu'elle ouvre enfin les yeux sur ce qui l'entoure et qu'elle se rende compte qu'elle a vraiment tout à porter de main pour être heureuse.
Bon, ce que l'on peut dire à sa décharge, c'est son premier roman donc ce n'est pas évident de satisfaire tout le monde. Je garde espoir que le suivant sera plus... vivant.

Et bien là, je ne me suis pas du tout évadée

dimanche 24 janvier 2016

UN GRAND PAS.... pour moi

Et voilà l'évolution logique lorsque nous aimons la lecture et que nous la partageons au travers d'un blog. Maintenant, me voilà chroniqueuse pour une maison d’édition. Suite à une annonce parue sur Facebook, j'ai proposé ma participation pour devenir chroniqueuse auprès de 

Chiado Editeur

Quelques jours après, j'ai reçu un mail m'annonçant que ma candidature était retenue et que j'allais recevoir mon premier livre.

Trois jours après, voici ce qui m'attendait dans ma boîte aux lettres 





Voilà, j'ai un mois pour lire ce livre et laisser une chronique sur mon blog. Ceci fait, je recevrais un autre livre... et ainsi de suite.

Je suis trop contente. Un premier pas dans le monde des livres.

mardi 19 janvier 2016

LA DERNIERE REUNION DES FILLES DE LA STATION SERVICE - FLAGG, Fannie


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Point Clear, Alabama. Après avoir marié la dernière de ses filles, Sookie Poole aspire à un repos bien mérité. Elle aimerait se consacrer enfin à elle, à son couple, faire avec Earle, son mari, les voyages dont elle rêve. Mais elle doit encore compter avec sa mère, l'incroyable Lenore Simmons Krackenberry qui, à 88 ans, épuise les infirmières à domicile les unes après les autres. Si certains de ses coups d'éclat récents peuvent laisser penser qu'elle souffre de démence sénile, le diagnostic n'est pas aisé à établir car, toute sa vie, son comportement a été des plus excentriques. Le jour où un mystérieux interlocuteur révèle à Sookie un secret de famille parfaitement inattendu, son existence vole en éclats, à commencer par ses rapports avec sa mère. Afin de comprendre qui elle est vraiment, Sookie va alors se mettre sur la piste d'une femme exceptionnelle, Fritzi, qui, en 1940, tenait avec ses trois sœurs une station-service dans le Wisconsin. Le destin incroyable de Fritzi donnera-t-il à Sookie une nouvelle inspiration pour sa propre vie ?

Fannie Flagg met ici en scène deux femmes, Sookie et Fritzi, qui, à quelques décennies d'intervalle, vont devoir se réinventer. Connaisseuse aguerrie des pleins et des déliés de la destinée, elle nous offre une nouvelle fois un roman au charme fou, à la fois tendre, touchant, comique et riche en retournements 


Après Beignets de tomates vertes et Miss Alabama et ses petits secrets (qui est bien au chaud dans ma PAL), Fannie Flagg nous offre à nouveau de magnifiques portraits de femmes uniques en leur genre : l'une désuète pour son époque, l'autre trop moderne pour la sienne. L'une découvrant un terrible secret de famille qui va chambouler toute son existence, l'autre prenant en main son existence avec courage, détermination et persévérance.

Ayant des origines polonaises, j'ai été touchée par le destin de cette famille polonaise, arrivée aux Etats Unis au début du 20ème. Nous découvrons au fil des pages une fresque à la fois historique et familiale et j'ai pris un grand plaisir à découvrir le destin hors norme des Jurdabralinski qui est l'archétype du rêve américain : ils ont partis de rien, sont arrivés avec leurs simples valises et ont monté, à force de volonté et de travail, une affaire florissante. J'ai adoré participer à l'aventure de cette famille : le père, la mère, les quatre filles et le fils. Tous ensembles unis par un amour indéfectible et une volonté hors norme.

Les femmes de cette famille nous marquerons à jamais car à cette époque le statut des femmes n'était pas celui d'aujourd'hui. Elles ont franchi les obstacles un par un et n'ont jamais baissé les bras. Elles ont accomplis des tâches qui leur étaient pourtant interdites. Même si elles n'ont pas eu la reconnaissance qu'elles méritaient, ce livre rend un merveilleux hommage aux WASP dont Fritzi a ouvert la voie. 

L’identité, l’hérédité, la guerre, Fannie Flagg aurait pu aborder ces thèmes sur le mode de la gravité. Et bien non ; elle a choisi le mode fiction émouvante et pleine d’humour. On rit beaucoup, on s’attendrit …

Ce livre rend un vibrant hommage aux WASP (Women AirForce Service Pilots) corps de femmes pilotes de l’armée de l’air et à leur rôle essentiel, vital et incroyable qu'elles ont eu lors de la seconde guerre mondiale.  Ces femmes de caractères qui n’ont pas hésité à s’affranchir des conventions en intégrant cette unité d’aviatrices méconnue, créée en 1941, dissoute en 1944, reconnue en 1977 sous l’administration Carter avant d’être décorée en 2009 par le président Obama de la médaille d’or du Congrès. Je trouve regrettable qu’il ait fallu tant de temps pour reconnaître ces pionnières de l’air, 1900 environ dont 38 périrent pendant le conflit.

Une fois de plus, Fannie Flagg montre toute l'étendue de son talent de conteuse hors-pair qui nous accroche dès la première page pour nous libérer à la toute dernière.

vendredi 15 janvier 2016

ON NE RESTE PAS SUR UN ECHEC

Pour le  Challenge 2016 , dans la catégorie livre moins de 100 pages, j'avais choisi "Trois petites histoires de jouets" de Philippe Claudel, cela fut un flop pour moi. Ne souhaitant pas resté sur un échec, j'ai fait appel aux libraires du site  lehautdelapile   afin de choisir nouveau roman pour moi. J'ai choisi Xavier Emmanuel en lui soumettant mes conditions : choix du libraire, livre moins de 100 pages.

J'ai reçu aujourd'hui mon colis aujourd'hui. Comme d'hab, petits cadeaux : thé, ourson guimauve, bloc... et le livre : Les poissons ne fermes pas les yeux de Erri De Luca


Auteur inconnu pour moi. A la lecture de la quatrième de couverture, cela me fait penser à "Le blé en herbe" de Colette.

Résumé : "A dix ans, on est dans une enveloppe contenant toutes les formes futures. On regarde à l'extérieur en adultes présumés, mais à l'étroit dans une pointure de souliers plus petites"
Comme chaque été, le narrateur descend de Naples pour passer l'été sur l'île. Il y retrouve le monde des pêcheurs et les plairirs de la mer mais ne peut échapper à la mutation débutée avec son dixième anniversaire. Une fillette fait irruption sur la plage et, avec elle, trois garçons jaloux. De quoi remettre en question son ignorance du verbe aime et sa vision de la justice.
Erri De Luca nous offre ici le récit envoûtant des mues de l'enfance.
 

dimanche 10 janvier 2016

TROIS PETITES HISTOIRES DE JOUETS - CLAUDEL, Philippe

"C'était un Pierrot bancal, grossier, mal peint, au regard ourlé de noir, au sourire de mystère et de mélancolie, une larme figée à son oeil gauche, un pantin à trois sous que l'on vendait dans les rues jadis. Alors il sentit, en même temps que le pantin paraissait le fixer lui, et lui seul, comme il n'aurait pu fixer personne d'autre, même si des milliers, des centaines de milliers d'hommes et de femmes eussent été dans le même lieu, il sentit s'ouvrir dans sa chair une immense déchirure, comme si d'un coup et sous l'effet du regard de ce Pierrot de bois, tout son être se fendait en deux, jusqu'à l'âme."

C'est le premier livre de mon challenge 2016. C'est le livre de moins de 100 pages que j'ai emprunté à la bibliothèque et c'est pour cela que j'ai commencé par celui ci. Je suis bien embêtée car les critiques sont élogieuses mais je n'ai pas du tout aimé. Pas que cela soit mal écrit ou inintéressant, mais c'est trop triste pour moi.

Par rapport à la quatrième de couverture, j'étais sur le fait qu'il s'agissait, en quelque sorte, d'un Pinocchio des temps modernes. Pas du tout ; il s'agit dans ce recueil de trois petites histoires à la mémoire de l’industrie comtoise du jouet depuis disparue.
Trois jouets qui ont attiré le regard de Philippe Claudel et dont il a imaginé l'histoire de ses propriétaires. Philippe Claudel dépeint, dans chacun de ces récits, les tranches de vie bouleversantes de trois hommes.
D’abord celle d’un riche industriel, M.Framottet, s’offrant comme jouet une des premières automobiles (dans les années 1900) ce qui va faire basculer sa vie entière. Puis, le tragique sort de Firmin, ouvrier tourneur, qui perdra ses mains d’artisan durant la Grande guerre. Enfin, celle de cet employé retrouvant son émouvante mémoire d’enfant orphelin grâce à un Pierrot découvert dans la vitrine d’un musée.
Les trois récits sont poignants, graves et d'une grande sensibilité.

vendredi 8 janvier 2016

UNE ODEUR DE GINGEMBRE - WYND, Oswald

En 1903, Mary Mackenzie embarque pour la Chine où elle doit épouser Richard Collingsworth, l'attaché militaire britannique auquel elle a été promise. Fascinée par la vie de Pékin au lendemain de la Révolte des Boxers, Mary affiche une curiosité d'esprit rapidement désapprouvée par la communauté des Européens. Une liaison avec un officier japonais dont elle attend un enfant la mettra définitivement au ban de la société. Rejetée par son mari, Mary fuira au Japon dans des conditions dramatiques. À travers son journal intime, entrecoupé des lettres qu'elle adresse à sa mère restée au pays ou à sa meilleure amie, l'on découvre le passionnant récit de sa survie dans une culture totalement étrangère, à laquelle elle réussira à s'intégrer grâce à son courage et à son intelligence. Par la richesse psychologique de son héroïne, l'originalité profonde de son intrigue, sa facture moderne et très maîtrisée, Une odeur de gingembre est un roman hors norme.

Ce livre avait été sélectionné par le Club de lecture du mois de novembre sur le site Babelio. D'accord, je ne suis pas en avance mais bon j'ai pris du retard dans mes chroniques. Franchement, j'ai adoré. Mary m'a beaucoup émue par sa jeunesse, son envie de liberté et de connaissance, d’émancipation. En 1903, elle part pour la Chine afin d'épouser son prince charmant (pas si charmant que cela...). Elle aspire à une indépendance très moderne, mais ce n’est pas encore la bonne époque, ni en Écosse, ni en Chine, ni même au Japon. Elle se retrouve alors sans cesse en décalage avec ce qu’elle pense, ce qu’elle veut, et ce que les autres décident pour elle, car à cette époque, et surtout en Asie, la femme n'a pas son mot à dire.
A travers ce récit, nous découvrons la Chine et le Japon, leurs coutumes, leurs conflits. Peu à peu, Mary, confrontée à la misère du pays, prend ses distances avec le cercle des riches diplomates. Quand elle rencontre Kentaro, tout bascule et elle est amenée à se reconstruire. Au Japon, elle grandit, devient critique vis-à-vis de ses compatriotes, cherche véritablement à s'intégrer dans ce pays, en apprenant à l'aimer, le comprendre et le respecter. C'est un véritable roman initiatique que nous offre Oswald Wynd. Le contact avec la civilisation japonaise enrichit notre héroïne (et nous par la même occasion) et font d'elle une femme accomplie et indépendante, une femme libérée de son éducation petite bourgeoise et des hommes. 
Le roman regroupe le cahier rédigé par Mary, où elle y consigne les événements marquants de ses journées, et des lettres qu'elle envoie à sa mère et ses amies. J'ai adoré cette forme de journal épistolaire, qui nous met au plus près des pensées de l'héroïne. Se déroulant sur une longue période, nous suivons, à travers le regard de Mary, l'évolution historique, et pas toujours recommandable, du Japon.

Je ne peux que conseiller la lecture de ce formidable roman qui offre un magnifique portrait de femme.

LES NEUFS CERCLES - R.J ELLORY

1974. De retour du Vietnam, John Gaines a accepté le poste de shérif de Whytesburg, Mississippi. Une petite ville tranquille jusqu’au jour où l’on découvre, enterré sur les berges de la rivière, le cadavre d’une adolescente. La surprise est de taille : celle-ci n’est autre que Nancy Denton, une jeune fille mystérieusement disparue vingt ans plus tôt, dont le corps a été préservé par la boue. L’autopsie révèle que son cœur a disparu, remplacé par un panier contenant la dépouille d’un serpent. Traumatisé par le Vietnam, cette guerre atroce dont « seuls les morts ont vu la fin », John doit à nouveau faire face à l’horreur. Il va ainsi repartir au combat, un combat singulier, cette fois, tant il est vrai qu’un seul corps peut être plus perturbant encore que des centaines. Un combat mené pour une adolescente assassinée et une mère de famille déchirée, un combat contre les secrets et les vérités cachées de sa petite ville tranquille. Si mener une enquête vingt ans après le crime semble une entreprise périlleuse, cela n’est rien à côté de ce qui attend John : une nouvelle traversée des neuf cercles de l’enfer.
Pour ce thriller sombre et déchirant, qui évoque autant Truman Capote que Jim Thompson, R. J. Ellory renoue avec la veine crépusculaire de Seul le silence. Son personnage principal, John Gaines, littéralement hanté par le crime, la violence et la mort, lui permet d’aborder une fois encore, et de façon plus puissante que jamais, l’interrogation principale au centre de tous ses romans : la part d’ombre de chaque individu et la nature du mal. Son écriture, d’une exceptionnelle beauté, entraîne le lecteur dans un inoubliable voyage au cœur des ténèbres.
R. J. Ellory est né en 1965. Après Seul le silence, Vendetta, Les Anonymes, Les Anges de New York et Mauvaise étoile, Les Neuf Cercles est son cinquième roman publié en France par Sonatine Éditions.

Le livre se décompose en deux parties : la première n'est pas s'en rappeler l'excellent film "La ligne verte" de Frank
Darabon avec l'excellentissime Tom Hanks et Michael Clarke Duncan. Ce film est l'adaptation cinématographique du  roman-feuilleton éponyme de Stephen King. En gros et pour la faire courte : un homme est arrêté car il tient entre ses mains le cadavre d'une petite fille. Tout l'accuse mais au fil du film on s’aperçoit qu'il est innocent et qu'ayant des pouvoirs de guérisseur, il essayait d’insuffler son souffle afin de faire revenir à la vie la petite fille. Dans les neufs cercles, le shérif découvre un cadavre de jeune fille, il arrête un marginal que tout condamne mais on comprend assez vite que, tout comme dans le film, cet homme a effectué un rituel afin de ramener la fille à la vie. Voilà, ça c'est la partie la plus barbante du livre car cette partie de l'enquête est continuellement coupée par les flashbacks vers les passés respectifs du flic, de la victime et du suspect. Pas que cela soit inintéressant, mais bon, ce n'est pas cela que l'on attend d'un polar. L'auteur relance le récit mais s'enlise à nouveau dans des monologues intérieurs du shérif. Par moment, on l'impression de tourner à vide.
Heureusement, à partir de la deux centième pages, l'enquête prend une tournure plus obscure et notre shérif se lance, enfin, tête baissée dans la recherche du vrai coupable. Et là, nous voilà scotché au livre à tourner de plus en plus frénétiquement les pages pour tomber sur un coupable, et bien, que je n'avais pas vu venir. 
A travers ce récit deux grands faits d'histoire de l'Amérique servent de toile de fond : la guerre du Vietnam, véritable boucherie dont on ne revient pas intact et la ségrégation raciale toujours omniprésente. 
Le personnage du shérif John Gaines, qui n'est pas s'en rappeler Dave Robicheaux, le héros créé par James Lee Burke, est un homme bon qui essaie de se reconstruire et qui par moment nous fait un peu pitié.
Longue vie au shérif mais pourvu qu'il s'occupe plus de ses enquêtes que de ses démons intérieurs.

vendredi 1 janvier 2016

BONNE ANNEE


Bonne Année à tous et bon courage pour cette nouvelle année. Qu'elle vous apporte bonheur, paix et plein de bonnes choses.