mercredi 25 novembre 2015

Zaï zaï zaï zaï - FABCARO

Pris à partie dans un magasin parce qu'il a oublié sa carte de fidélité, un auteur de BD est aux prises avec un vigile. Il le menace avec un poireau et s'enfuit. Une chasse à l'homme mondiale (rien que ça) débute. Tout le monde y va de sa petite phrase philosophique, du simple citoyen au présentateur TV. Nous suivons notre auteur lors de sa longue pérégrination (d’où le nom road-movie car le héros est sur la route). A un moment, il rencontre une ancienne amie de collège (ou lycée, je ne sais plus) qui l'invite au boire un café, et là, vous avez la police qui débarque car ils pensent qu'il s'agit d'une prise d'otage
Nous voilà au beau milieu d'un délire qui est sensé faire rire mais qui m'a laissé très perplexe et un arrière goût de stupidité.  
Franchement, je n'ai pas du tout aimé. Comme je l'avais précisé précédemment, je ne suis pas BD mais là franchement... Graphisme nul, police de caractère illisible (je suis sortie avec un mal de tête de cette lecture). En plus, je ne comprends pas pourquoi ce livre fait parti de la sélection du meilleur polar de la SNCF. Je cherche encore où se trouve le polar dans cette histoire.

Mais comme je ne veux pas rester sur un esprit négatif, cliquez sur le lien suivant zai-zai-zai-zai et vous trouverez une critique plus enthousiasme que la mienne. A vous de faire votre choix.


samedi 21 novembre 2015

PRIX SNCF

Une nouvelle fois, j'ai participé à l'opération Masse critique sur le site
Le thème était Polar SNCF. Cette fois j'ai été gâté : deux livres m'ont été attribués. Trop contente.
Colis reçu ce matin. Celui ci comprend le livre de Mike Nicol "La dette" et d'une BD "Zai Zai Zai Zai"


 A l'ouverture du colis, mon enthousiasme est vite retombé car je ne suis absolument pas BD. Mais, bon, une BD avec un graphisme sympa, des belles couleurs, du texte... ça va. Mais là... La police de caractère n'est pas terrible, à la limite du lisible et les dessins... sont verdâtres sur fond beige.




C'est vraiment bizarre, pas beau et pas agréable à lire du tout . Je vois sur l'étiquette que ce livre est sélectionné pour le prix SNCF du polar - sélection 2016. Et bien, à mon avis, il ne risque pas de gagner.

Allez, courage... j'ai 30 jours pour déposer mes deux critiques.












vendredi 20 novembre 2015

LE LIVRE DES BALTIMORE - DICKER, Joel

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Dans ma ville, j'ai été la première acheteuse de ce livre ; ma libraire venait de le recevoir et n'avait pas encore déballé ses cartons lorsque j'ai déboulé hors d'haleine. Il me le fallait, je ne pouvais pas attendre. J'avais tellement aimé "La vérité sur l'affaire Harry Quebert" qu'il était impossible, dans ma tête, d'être déçue par ce deuxième roman.

Joël Dicker ne quitte pas la côte Est. Le Livre des Baltimore se situe toujours à flanc d’océan. Et l’on retrouve surtout Marcus Goldman en personne, le héros de La Vérité sur l’affaire Harry Quebert.
Il quitte pour cela New York et son hiver glacé pour la touffeur tropicale de Boca Raton en Floride. C’est là qu’il décide d’écrire sur sa propre famille. Marcus vient des Goldman de Montclair: classe moyenne, maison banale à Montclair, petite ville dans la banlieue de New York. Rues à la Hopper, avec maisons de briques. Marcus a grandi dans la fascination pour l’autre branche de la famille, les Goldman de Baltimore, le grand port sur l’Atlantique, porte d’entrée historique pour de nombreux migrants. Ces Goldman-là habitent une grande demeure somptueuse dans la banlieue riche de la ville. L’oncle Saul est un avocat de renom. Tante Anita est médecin à l’Hôpital John Hopkins. Il y a aussi Hillel, leur fils, provocateur inspiré, et Woody, fils adopté par le couple, sauvé des gangs et qui rêve d’une carrière dans le football.

Deux familles, les Baltimore et les Montclair, et pourtant, une seule famille. Enfant, on trouve toujours que la famille de nos cousins ou de nos amis est toujours mieux que la nôtre, qu'on aimerait tellement vivre avec eux, que notre famille est nulle... Voilà ce qui arrive à Marcus pendant sa jeunesse. Les Baltimore ont tout : l'argent, les belles maisons, la réussite... alors que les Montclair ont la vie banale des gens qui vivent tranquillement. Mais voilà, qu'y a t il derrière les façades ? Voilà ce que va découvrir Marcus en retraçant la vie de sa famille qu'un Drame, fil rouge de l'histoire, a fait éclater en mille morceaux.
Vous dire que mon impatience a été comblé ? Oui, mais... J'ai adoré ce livre même si j'ai trouvé le début un peu gnangnan. J'ai vraiment accroché quand Marcus a réellement commencé à plonger dans sa famille et ses secrets. Au début, le mot Drame revenait souvent et je trouvais cela un peu barbant. Le Drame, quel drame ? On tourne autour du pot au bon vouloir de l'auteur qui distille miette par miette ses indices. Et puis petit à petit, le schéma se dessine et alors là, on accélère la lecture : c'est pas possible, ça ne va pas finir comme cela ? Et bien, je vous rassure, ça ne finit pas comme cela, c'est pire et on se laisse happer la tragico comédie qui se déroule au fil des pages. Quant on arrive, enfin, au Drame, on se demande pourquoi le livre continu et là, nous revoilà aspiré par une fin tout à fait inattendue et imprévisible.
J'ai beaucoup aimé, même si j'ai préféré le premier roman. L'écriture est toujours efficace et prenante. Ce que je regrette, c'est que l'on voit assez rapidement le schéma, même si je me suis trompée, pas de beaucoup, et que l'on devine quels sont les principaux acteurs du Drame. 
Bravo à l'auteur et vivement ses prochains romans.

samedi 14 novembre 2015

13 novembre 2015


Il est tellement facile de prendre une kalachnikov et de tirer à bout portant sur des gens désarmés et à terre. Est ce que cela rend plus homme, plus fort ? Non c'est de la lâcheté dans toute sa magnificence.
Honte à tous ces terroristes qui prennent des vies pour une idéal complètement bidon.

mardi 10 novembre 2015

LES GOURMANDS MEMORABLES - FULIGNI, Bruno

La table et l'Histoire, tel est le thème riche et réjouissant qu'abordera le prochain numéro de Folle Histoire, à travers 60 portraits de « gourmands mémorables », de l'Antiquité à nos jours.
Gros mangeurs ou fins becs, maniaques ou inventifs : depuis Apicius, des personnages historiques se sont signalés par leur appétit, leur raffinement ou, au contraire, leurs aberrations alimentaires. Certains se sont tués, ou ont tué, à coups de bons petits plats !
Les gourmands mémorables est le quatrième opus de la collection "Folle Histoire". Dans cette collection j'ai déjà lu : Les aristos du crime et Les grandes histériques que j'avais littéralement dévoré. Le concept est simple : des histoires vraies, courtes regroupées par thème et qui nous font découvrir les faits historiques d'une façon plus ou moins comique. Divers auteurs se partagent l'écriture de ces petits livres. Ce livre est découpé en quatre chapitres : les fins becs, les expérimentateurs culinaires, les criminels à table et quelques repas inoubliables soient environ une cinquantaine de récits liés à la gastronomie.
Bon, on ne va tourner au tour du pot, des trois livres c'est celui que j'ai le moins aimé. J'ai trouvé l'écriture un peu terne, l'auteur raconte les faits en deux ou trois pages maxi (voir moins pour certains) donc du raccourci. La troisième partie est, pour moi, la plus intéressante. Certains récits sont assez écœurants donc bien choisir le moment de lecture car le sandwich du midi aura du mal à passer (surtout le récit concernant Vitellius, âmes sensibles s'abstenir). Sinon, c'est une bonne découverte qui remet certaines vérités à leur place et qui nous permet d'aborder la nourriture avec un autre regard. Il est plus agréable de se retrouver au fourneau en pensant que Dumas faisait de même, bon je ne sais s'il aurait apprécié ce que l'on mange actuellement.
Ce qui fait le plus de cette série c'est le graphisme : des illustrations qui agrémentent chaque pages, des documents d'époque.



jeudi 5 novembre 2015

LE MARCHAND DE SABLE - KEPLER, Lars

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Un jeune homme erre le long d’une voie ferrée dans la nuit glaciale de Stockholm. Il souffre d’hypothermie. En état de choc, il n’est pas en mesure d’expliquer ce qui lui est arrivé mais tient des propos incohérents au sujet du Marchand de sable. Il s’agit en réalité d’un garçon disparu treize ans plus tôt avec sa petite sœur. À l’époque, l’enquête avait conclu qu’ils faisaient probablement partie des dernières victimes de Jurek Walter, un tueur en série arrêté par Joona Linna. Mais le psychopathe purge sa peine depuis plus de dix ans en unité psychiatrique, dans un bunker sous-terrain sous haute sécurité. Où était le jeune homme séquestré depuis tout ce temps ? Jurek a-t-il un complice à l’extérieur, toujours à l’œuvre ? Et où est la petite sœur ?

Il y a urgence. Joona sait que Jurek Walter est un manipulateur et qu’il ne les aidera pas spontanément. Dans une ultime tentative de lui soutirer des informations, Saga Bauer, une collègue de Joona Linna, se fait passer pour une patiente et se laisse enfermer dans le bunker. De son côté, Joona sait que l’heure du face-à-face avec l’homme qui l’a obligé à abandonner sa famille approche.
Après Incurables, Lars Kepler est de retour avec un thriller magistral. Intrigue au cordeau, rythme implacable, ambiance crépusculaire, tout y est. Le Marchand de sable va passer. Bonne nuit les petits...
"L’Hypnotiseur", premier roman à quatre mains du couple formé par Alexander Ahndoril et Alexandra Coelho Ahndoril, unis sous le pseudonyme littéraire de Lars Kepler, les a sans aucun doute hissés parmi les auteurs phares du polar suédois. Le Marchand de Sable est le quatrième opus de la série. Pour ma part, je n'ai lu que l'hypnotiseur (que j'avais adoré) et le pacte ; Incurable est dans ma PAL, au chaud, en attente. Le marchand de sable est un polar aux rouages extrêmement bien maîtrisés, d’une efficacité redoutable, machiavélique à souhait dans le style de l'hypnotiseur. Le "méchant" est diabolique à souhait. Il a la capacité à s'insinuer dans la tête des gens et de les manipuler. On retrouve en fond une ambiance de Vol au dessus d’un nid de coucou apporté grâce à l’infiltration de l’agent Saga Bauer dans l’unité psychiatrique où est interné Jurek Walter.
La course contre la montre engagée pour retrouver l'une de ses victimes est haletante. 
L’histoire, découpée en petits chapitres indépendants, donne beaucoup de rythme et cela permet de passer d’un personnage à l’autre et du passé au présent. L'écriture simple permet une lecture facile et rapide. Un bon polar sombre et machiavélique qui vous tient aux tripes du début jusqu'à la fin.

mercredi 4 novembre 2015

MILLENIUM 4 - LAGERCRANTZ, David

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Elle est une hackeuse de génie. Une justicière impitoyable qui n’obéit qu’à ses propres lois. Il est journaliste d’investigation. Un reporter de la vieille école, persuadé qu’on peut changer le monde avec un article. La revueMillénium, c’est toute sa vie.
Quand il apprend qu’un chercheur de pointe dans le domaine de l’intelligence artificielle détient peut-être des informations explosives sur les services de renseignements américains, Mikael Blomkvist se dit qu’il tient le scoop dont Millénium et sa carrière ont tant besoin. Au même moment, Lisbeth Salander tente de pénétrer les serveurs de la NSA…
Dix ans après la publication en Suède du premier volume deMillénium, David Lagercrantz livre un thriller d’une actualité brûlante et signe les retrouvailles des personnages cultes créés par Stieg Larsson. La saga continue.

Très, très déçue. Pourtant je l'attendais avec impatience et je crois que je devais être la première cliente de ma ville à l'acheter. J'ai adoré les trois premiers Millénium qui s’ingurgitaient d’une traite, addictifs. Stieg Larsson, champion du page-turner, déroulait son histoire avec un style aussi précis que l’est son héros, Mikael Blomkvist, passé maître dans l’investigation économique. Son autre atout avait pris les traits du personnage féminin Lisbeth Salander, hackeuse solitaire, véritable trouvaille de la saga. Tout en elle nous la rendait antipathique mais si sympathique en même temps. Franchement, je l'ai préféré à Blomkvist. J'étais impatiente de retrouver mes deux héros. 
Bon, ben... je n'ai rien retrouvé du tout. Lisbeth est absente, a perdu toute sa fougue qui faisait sa force. Dans les précédents épisodes, Lisbeth était une guêpe scotchée à son ordinateur. Là, on la retrouve face à son ordinateur, allez soyons généreux, en tout et pour tout sur dix pages. Face aux molosses, elle s'avérait plus rapide, plus vive, mais ses coups portaient à peine et elle avait conscience que la gifle d'une brute pouvait la tuer. Que fait Lisbeth dans le tome 4 ? Elle assomme un géant d'un coup de boule alors qu'elle se remet difficilement d'une blessure par balle. La voilà transformée en super héros. Elle n'est plus la hackeuse de génie qui s'immisce dans tous les systèmes informatique, non elle craque des codes. Blomkvist est renvoyé au second rôle. On ne le voit pas chercher, fureté, débusqué le scoop. Il subit les évènements. Le personnage principal n'est même pas le garçon autiste, August, non ce sont les recherches réalisées par son père le professeur Frans Balder sur l'intelligence artificielle. Lagercrantz nous explique le menu par le détail pour être sûr que l’on a tout bien compris. Si c’est payant pour rendre certaines scènes de piratage informatique crédibles, cet excès d’explications nuit à la fluidité du récit. Et tout finit par devenir prévisible à force de redite. Et là, c'est l'overdose. Trop technique, trop barbant. Le rythme est sans arrêt cassé

Ce qui ne me tue pas se lit sans la ferveur et le plaisir des précédents. D'après les rumeurs du net il y aurait un tome 5 en préparation. Si c'est du même acabit, cela se fera sans moi.