samedi 25 octobre 2014

LEGARDINIER, Gilles



Gilles Legardinier est un écrivain et scénariste français né en 1965 à Paris.

Biographie


Son roman Demain, j'arrête obtient un grand succès. Il est né en 1965. Gilles Legardinier s’est toujours attaché à faire naître des émotions qui se partagent. Après avoir travaillé sur les plateaux de cinéma américains et anglais, notamment comme pyrotechnicien, il a réalisé des films publicitaires, des bandes-annonces et des documentaires sur plusieurs blockbusters.
Il se consacre aujourd’hui à la communication pour le cinéma pour de grands studios et aux scénarios, ainsi qu’à l’écriture de ses romans. Alternant des genres très variés avec un même talent, il s’est entre autres illustré dans le thriller avec L’Exil des Anges (Prix SNCF du polar 2010) et Nous étions les hommes (2011), et plus récemment dans la comédie, qui lui a valu un succès international avec Demain j’arrête ! (2011), Complètement cramé ! (2012), Et soudain tout change (2013).

Bibliographie


Romans personnels

  • Gilles Legardinier, Le secret de la cité sans soleil, Paris, Éditions J'ai lu,‎ 1996
  • Gilles Legardinier avec Pascale Legardinier, Comme une ombre, Paris, Éditions J'ai lu,‎ 2001

Publié dans la collection Amour et destin

  • Gilles Legardinier, Le Sceau des Maîtres, Paris, Éditions J'ai Lu, coll. « J'ai lu jeunesse »,‎ 2002
  • Gilles Legardinier, Le Dernier Géant, Paris, Pocket Jeunesse, coll. « Collection 9/12 ans »,‎ 2002
  • Gilles Legardinier, L'Exil des anges, Paris, Éditions Fleuve noir,‎ 2009

Prix SNCF du polar 20092,3

  • Gilles Legardinier, Nous étions les hommes, Paris, Éditions Fleuve noir,‎ 2011
  • Gilles Legardinier, Demain j'arrête !, Paris, Éditions Fleuve noir,‎ 2011
  • Gilles Legardinier, Complètement cramé !, Paris, Éditions Fleuve noir,‎ 2012
  • Gilles Legardinier, Et soudain tout change, Paris, Éditions Fleuve noir,‎ 2013
  • Gilles Legardinier, Ça peut pas rater !, Paris, Éditions Fleuve noir,‎ 2014

UN PEU DE MUSIQUE

Aujourd'hui, pas de livre. Temps grisatre, feu de bois, gâteaux qui cuisent...
Un peu de musique pour adoucir les mœurs.
Je vous propose le dernier album de Susan Boyle " Hope "

Susan Boyle est une chanteuse écossaise née le 1er avril 1961 à Blackburn.

Son premier album "I dreamed a dream", sorti en novembre 2009, est un réel carton et s'écoule à plus de 9 millions d'exemplaires. Cinq ans plus tard, la chanteuse retourne en studio pour enregistrer son sixième album intitulé "Hope", recueil de ballades classiques et de chansons uptempo, dont la sublime interprétation de "Angel" (Sarah McLachlan).
 

Une merveille...




Tracklisting

01. Wish You Were Here
02. I Can Only Imagine
03. Angel
04. Abide With Me
05. Imagine
06. Will The Circle Be Unbroken
07. Bridge Over Troubled Water
08. The Impossible Dream
09. Oh Happy Day
10. You Raise Me Up (Live) (Feat. Lakewood Church Choir) 



dimanche 5 octobre 2014

CONSTELLATION - BOSC Adrien

Au cœur d’une rentrée littéraire forte de plus de 600 romans, Adrien Bosc fait figure d’ovni. Il vient de débouler sans prévenir dans les librairies de France et de Navarre, du haut de ses 28 ans, à peine sorti de son Avignon natal, sans que l’on sache que penser de son petit roman de 194 pages, tout à fait inclassable, « Constellation ». La couverture noire d’encre fait penser aux profondeurs de l’espace mais, en réalité, il s’agit de la nuit noire dans laquelle a disparu, il y a plus d’un demi-siècle, un quadrimoteur long-courrier de Lockheed, qui eut son heure de gloire à la fin des années quarante. Une belle machine, racée, de près de 49 tonnes qui croisait à 526 km/h.

« L’ « Avion des stars » ne fait ce soir pas injure à son surnom : à côté du « Bombardier marocain », la virtuose Ginette Neveu, elle aussi, part à la conquête de l’Amérique. Pour France-Soir, une série de photos s’improvise dans le hall. Sur le premier cliché, Jean Neveu au centre, amusé, regarde sa sœur, Marcel tient dans ses mains le Stradivarius et Ginette, tout sourire, l’observe. Puis Jo remplace Jean et de son œil d’expert compare la petite main de la violoniste à la puissante poigne du boxeur. »

Il y a d’abord une date, le 27 octobre 1949, un avion, le Constellation, son train démesuré lui donne l’allure singulière d’un échassier, un équipage et son commandant Jean de La Noüe, des passagers, Cerdan et Jo Longman, lunettes noires, cheveux graissés au Pento, Ginette Neveu et ses deux violons, une constellation vibrante qui s’embarque. A la tristesse du départ, à la nostalgie de la vallée laisse place le parfum de la belle aventure, et un écrivain qui lit dans les lignes du ciel. Il y a le décollage, le survol de la mer et des vies,  et la chute, cette perte de repères. Constellation disparaît, et avec lui : « Quarante-huit personnes, autant d’agents d’incertitudes englobées dans une série de raisons improbables, le destin est toujours une affaire de point de vue. »


En consacrant, dans un style très fluide (comme s'il racontait tout cela de vive voix), un chapitre à quasiment chacun des passagers, il leur redonne vie et parole, et souligne l'ironie, la fatalité, les tristes coïncidences qui les ont frappés et fauchés. Il raconte les victimes collatérales, les deuils difficiles, les attitudes détestables et sans scrupules de certains.





mercredi 1 octobre 2014

FIEVRE - McDERMID, Val

Voici le 6e opus de la série des aventures de Carol et Tony. J'attends toujours avec impatience la publication d'un nouveau Val McDermid et comme à chaque fois, j'ai passé un excellent moment de lecture. L'intrigue principale est fondée sur une histoire a priori banale pour les habitués des polars: des adolescents apparemment sans histoire sont assassinés par un serial killer, le point commun étant d'une part les mutilations qui leur sont infligées et d'autre part, leur utilisation d'un site Internet de contact, Rigmarole. Val McDermid ne se contente pas d'entraîner son lecteur de rebondissement en rebondissement dans une intrigue parfaitement ficelée, avec un dénouement inattendu, mais elle nous offre en prime un "cold case", certes secondaire mais intéressant.
La fin est géniale, avec un dénouement hors du commun. J'ai eu du mal à lâcher le livre et j'avais absolument envie de connaître la fin de cette enquête


C'est à lire - Bernard Poirette 

LE DUEL - INDRIDASON, Arnaldur

Le premier rôle revient à la froide et androgyne Marion Briem, que l’on croyait sans âge et sans passions. Sa ville de Reykjavik est soudain le centre du monde. Théâtre du championnat du monde d’échecs entre l’Américain Bobby Fischer et le Russe Boris Spassky, la capitale est envahie d’officiels et de journalistes des deux camps. Dans cette agitation, Ragnar, adolescent un peu simple, est poignardé dans un cinéma, alors qu’il enregistrait la bande sonore du film… La jeune commissaire se fait les dents sur ce qui semble un crime gratuit.
C’est bien évidemment sur l’évocation de la jeunesse de Marion Briem qu’il faut s’attarder pour tenter de cerner ce personnage trouble et peu avenant. Outre la terrible maladie qui l'affecte, Marion est issu d’une liaison illégitime entre un père qui ne reconnaitra jamais l'enfant et une mère qui disparaîtra dans le naufrage d’un navire. Errant de sanatorium en sanatorium, sous la protection bienveillante du chauffeur de la famille paternelle, Marion Briem ne se remettra jamais de ce manque d'affection et ne sera donc jamais en mesure d'en prodiguer à qui que ce soi à l'exception de cette jeune fille rencontrée dans un sanatorium danois.
Son enquête avance à pas feutré, de fines ramifications s'établissent entre la rencontre mythique des deux géants des échecs et son enquête. Elle sait qu'elle évolue dans un monde politique aux enjeux complexes, mais elle n'hésite pas à remuer ciel et terre pour honorer la mémoire de ce jeune homme assassiné comme par hasard.
Que s’est-il donc passé ? Un trop jeune Islandais (tombé sur la tête, enfant) gentil comme tout avait pour rituel innocent d’enregistrer le son des films des salles obscures de Reyljavik… Deux coups de couteau professionnels et glacés ont stoppé net ses habitudes candides et son destin.
Il faut du cœur et du souffle pour remonter les indices, creuser les signes, éviter les fausses pistes, traverser les rumeurs et ne croire que sa mémoire et sa logique inébranlable.
Les récurrences restent fragiles : le magnéto-cassette du jeune homme disparu, une bouteille de rhum vide, un clochard alcoolique, un paquet de cigarettes soviétiques (beaucoup de papier, peu de tabac), un couple illégitime plus concentré à bécoter qu’à reluquer le film, une Ford Cortina bleue, un cartable taché de sang, une hôtesse au sol déchirée en deux pilotes de lignes qui ne se croisent jamais, des fuites dans la presse qui font douter des collègues flics, des bribes de langue américaine (skiouzmi), une figure tutélaire étrange du nom d’Athanasius (l’immortel)…

Dans ce roman, Indridason est très attaché à la psychologie des personnages et l'enquête passe vraiment au second plan. C'est dommage car le rythme est trop lent par rapport au nombre de page du livre.