jeudi 28 août 2014

L'EMPRISE - DUGAIN, Marc


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C’est un jeu pratiqué aussi bien dans les cours de récréation que dans les hautes sphères : « Je te tiens, tu me tiens par la barbichette… » Enfant, il faut s’interdire de rire. Adulte, il faut exhiber ses muscles, mieux pratiquer un chantage en retour si l’on ne veut pas perdre la face. La connaissance des points faibles d’un individu confère le pouvoir absolu. Écouter, infiltrer, espionner pour mieux manipuler : tout est là. Et seul un romancier peut dépeindre en détail ce monde du renseignement sans être entravé dans sa curiosité investigatrice par la sûreté de l’Etat ou le secret-défense. Marc Dugain excelle dans ce registre depuis La Malédiction d’Edgar (Gallimard, 2005), vaste fresque politico-policière ; il y racontait comment, grâce aux dossiers ultra-confidentiels qu’il détenait sur les politiques de tout bord, John Edgar Hoover avait pu se maintenir à la tête du FBI de 1924 à 1972. Une exécution ordinaire (Gallimard, 2007) dépeignait la manière dont Vladimir Poutine, ex-KGB, avait habilement maquillé les circonstances du naufrage du sous-marin atomique Koursk.
Après les Etats-Unis et la Russie, la politique française est enfin au cœur de L’Emprise. Un roman où se croisent un favori à l'élection présidentielle, les patrons d'Arlena (groupe nucléaire, fleuron de l'industrie française), un premier ministre au « visage mou comme une gélatine », une agent de la DCRI, un syndicaliste…
Tout se complique lorsque de la femme et le fils du syndicaliste sont retrouvés assassinés. Les forces obscures à l'œuvre vont ainsi peu à peu se dévoiler, tandis que Launay, qui caracole en tête des sondages, cherche à trouver un modus vivendi avec son principal adversaire au parti. 
Évidemment, tous ces personnages sont liés, c'est le principe de ce genre de roman. Reste à savoir comment, ça, c'est le boulot du romancier.
Du coup, L'emprise a des accents, forcément savoureux, d'un House of Cards à la française, où chacun rivalise de machiavélisme et de savants calculs politiques. Avec pour seul objectif : accroître son pouvoir. Les citoyens dans tout ça ? Des statistiques, des points dans les sondages, dans le meilleur des cas. 
Certes, Launay n'est pas aussi retors que Frank Underwood, mais il est entouré de femmes et d'hommes prêts à tous les coups bas. En effet, « les politiques sont là pour produire des lois qui rendent la société plus civilisée. Mais ils restent des reptiliens» 
Qu'on se rassure, « la France, quoi qu'on en dise, reste quand même une démocratie» C'est Corti, le chef des services secrets qui le dit. À partir de là, un vague espoir est permis.
Je suis fan de Marc Dugain et j'ai toujours dévoré ses livres. Mais là, peut être est ce le sujet, j'ai eu du mal à accrocher. Trop de personnages qui se croisent, qui disparaissent sans que l'on comprenne ce qu'ils ont pu apporter au livre.


dimanche 24 août 2014

LE GARDIEN DE PHARE - LÄCKBERG, Camilla

Un enfant du pays assassiné

Comme à son habitude, l'auteur met en scène son intrigue dans le petit port de pêche sur la côté ouest de la Suède, Fjallbacka, la ville natale de Camilla Läckberg.

Un homme, Mats Sverin, est assassiné. C'est un enfant du pays et le tout nouveau directeur financier de la commune. Il venait de s'y réinstaller après avoir vécu plusieurs années à Göteborg. Qui pouvait bien en vouloir à ce citoyen au-dessus de tout soupçon, apprécié de tous ? Quels secrets traînait-il derrière lui? Y aurait-il un lien avec son activité à Göteborg où il s'occupait d'une association d'aide aux femmes maltraitées?
C'est là où entre en scène le dernier personnage capital de cette intrigue, Annie, l'amie d'enfance de la victime. Une entrée en scène troublante : les mains en sang, Annie se jette au volant de sa voiture et s'enfuit dans la maison de vacances familiale, l'ancienne résidence du gardien de phare de l'île de Graskar, surnommée l'île aux fantômes

A la fin de La Sirène, Camilla Läckberg nous laisse avec des questions qui relevaient de la torture suite à l’accident cardiaque de Patrick Hedström et l’accident de voiture d’Erica Fälck et sa sœur Anna. Eeeet… Ce n’était juste pas possible une fin pareille. Le Gardien de Phare pourtant ne nous dévoile pas ce qu’il se passe exactement après l’accident et se situe donc quelques semaines après et l’auteur nous raconte évasivement tout ce qui a découlé de cet accident. Mais un événement lié à cette fin va avoir une grande importance dans le roman puisqu’il en découlera une part entière de l’intrigue.
Dans Le Gardien de Phare, l’ambiance est très sombre, très oppressante et vous sentez que chaque chose qu’il s’y passe va avoir des conséquences graves. Trafic de drogues, gangs, suicide, assassinat inexpliqué, et complots, ce roman a quelque chose de vraiment noir et pourtant nous révèle les travers de notre propre société. Au-delà de cela, elle évoque aussi le problème des femmes battues d’une façon à la fois touchante et perturbante tout en brisant un véritable tabou. En effet, une association qui vient en aide à ses femmes va se retrouver au cœur même de l’intrigue de ce roman et grâce à cela, on se rend compte de toute l’horreur que vivent au quotidien ces femmes et de la difficulté que représente le fait de leur faire quitter le domicile conjugal (pour avoir travaillée dans une de ses associations, je peux confirmer les difficultés rencontrées par ces femmes et les membres associatifs).
Ce roman, basé sur le même schéma que les précédents, est vraiment captivant. Et si plusieurs enquêtes/événements se superposent sans lien évident, tout devient limpide dans les trente dernières pages même si quelques unes des réponses sont évidentes et trop faciles à deviner. Camilla Läckberg nous perd dans un dédale de questions sans réponses à travers une enquête sur la mort d’un jeune homme dont on ne sait rien de la vie si ce n’est que quelques mois plus tôt il a été passé à tabac par une bande jeunes.
En parallèle de cette enquête, nous suivons Annie et son fils Sam qui se sont « exilés » sur l’île aux Esprits (Gråskär) à la suite d’un événement que l’on peut supposer être la mort de Fredrik, son mari. Et malheureusement le point négatif de ce roman se situe ici puisqu’on devine d’emblée ce qu’il s’est passé et qui en est le responsable. Même s’il reste une part de mystère (qui se transforme en horreur au final), je dois avouer que j’ai regretté de comprendre aussi rapidement les tenants et aboutissants de ce début pourtant fracassant.
Et cette île mystérieuse, lieu de superstition, possède elle aussi une intrigue assez particulière. Action récurrente dans les romans de Camilla Läckberg, on navigue entre présent et passé. Le Gardien de Phare nous permet donc de suivre Emelie, épouse d’un gardien de phare au XIXème siècle et même si certains éléments ont du sens par rapport à la fin du roman, cette histoire ne présente pas véritablement d’intérêt puisqu’elle ne sert pas à l’histoire et que la fin laisse le lecteur perplexe à son sujet. En effet même s’il on y retrouve une fois encore le thème de la femme battue, il y a quelque chose d’étrange avec cette histoire qui m’a laissé un goût d’inachevé.
Et cette impression est revenue avec le présent et l’histoire de Madeleine. Mais là c’est un autre problème que j’ai eu puisque ce personnage est introduit très tardivement dans l’histoire et l’on met un moment avant de comprendre son rapport avec le meurtre de Mats Sverin. Et quand, enfin, on comprend, il est déjà trop tard. Madeleine qui était partit au Danemark pour échapper à un mari violent, revient en Suède et tout le monde se doute de comment cela finit… Et ici ce que j’ai regretté c’est que l’on ne développe pas plus. On se retrouve avec un personnage qui arrive tardivement et repart très rapidement mais l’événement qui met fin à son apparition nous laisse dans le flou. Dommage.
Mais ce roman est avant tout un roman noir où les sentiments tiennent une place très importance. L’auteur joue avec le lecteur, le fait tourner en rond avant de lui révéler toute la supercherie. Chacun à son rôle à jouer, chacun tient une clé du mystère sans forcément sans rendre compte au départ et les mensonges des uns et des autres auront tous des conséquences plus ou moins graves.
Au final, c'est donc une lecture très agréable, subtile mais qui laisse sur sa fin. 


samedi 23 août 2014

RENTRÉE LITTÉRAIRE - Que choisir



Rentrée littéraire 2014 : quatre recommandations pur plaisir, pour commencer




Au secours ! Six cents romans débarquent cet automne dans les librairies, et la concurrence sera impitoyable. Que choisir dans cette avalanche? Premières recommandations :

Le goncourable
Olivier Adam publie Peine perdue, époustouflant roman choral. Point de départ : l'agression d'Antoine, footballeur surdoué et fantasque qui aurait dû "devenir le prochain Zidane". Dans le camping où il vit d'expédients, Antoine a été laissé pour mort, après avoir été attaqué à coups de batte de base-ball. Qui a fait le coup? Tour à tour défile, sur fond de tempête qui dévaste le sud de la France, une galerie de vingt-deux portraits, tous liés à Antoine. Le malfrat, l'entraîneur de foot, l'ado fugueuse, la romancière lesbienne ... 22 portraits marquants, 22 histoires d'une France sous tension, dans le décor (de rêve ?) de l'Esterel, en bord de mer. Un roman haletant, superbement construit, et une peinture criante de vérité d'une société en crise . Allô, le jury Goncourt, vous m'entendez ? Ou c'est vraiment Peine perdue ?

♥ Peine perdue, d'Olivier Adam (Flammarion, 21,50)


Le biopic
Qui connaît encore le nom de Jean-Pierre Rassam (1941- 1985), producteur génial, flambeur, toxico, qui vécut des années dans une suite du Plaza Athénée ? Christophe Donner signe un extraordinaire portrait de cette figure de légende. Riche Libanais, le père de Jean-Pierre n'a guère le temps de s'occuper de l'enfant, mais il le soigne. Son fils intègre Sciences-Po, à Paris ? Il lui achète un vaste appartement, à l'angle de la rue Saint-Guillaume et du boulevard St-Germain. Brillant, le jeune homme rate deux fois l'Ena : la première pour ne pas s'être réveillé. La seconde pour avoir avoué dans un éclat de rire, après dix minutes éblouissantes sur l'auteur de L'annonce faite à Marie,  n'avoir jamais lu Péguy.  De toute façon, il a mieux à faire : il se prend de passion pour le cinéma français et forme avec les cinéastes Claude Berri et Maurice Pialat un trio d'autant plus lié que Berri épouse la soeur de Rassam, et que Pialat a pour maîtresse la soeur de Berri (vous suivez ?).  Rassam produira Godard et Bresson, Pialat et Jean Yanne, Ferreri et Polanski, la fine fleur du cinéma d'auteur de ces années-là. Chaque page du livre -Rassam jouant sa soeur au poker contre l'oscar de Claude Berri, Rassam ramenant de Prague envahie par les chars russes les jumeaux de Milos Forman, Rassam généreux, irascible, insupportable, vous arrache un rire, une larme, un bond, une indignation. On ne prête qu'aux riches et l'écrivain avoue avoir brodé autour de ce personnage hors normes. Les lecteurs soucieux d'exactitude et de légèreté s'abstiendront, mais la critique encense déjà ce roman jubilatoire et cruel.  Qui, prudent,  s'arrête avant l'entrée en scène de Carole Bouquet. Elle fut la dernière compagne du producteur, elle est la mère de son  fils, Dimitri.

 Quiconque exerce ce métier stupide mérite tout ce qui lui arrive, de Christophe Donner (Grasset, 19 euros)


Le nostalgique
Ils étaient quatre amis. Le fils d'ouvrier surdoué qui rate l'Ena et fait carrière au PS. Le futur businessman qui aime les femmes (et de moins en moins la sienne).  Le photographe qui va droit à l'essentiel : son art. Le comédien homosexuel qui perçoit très tôt son attirance pour les garçons, mal vue dans sa Normandie natale. Car l'histoire débute en province à l'aube des années 80, quand ils passent leur bac, avant de s'achever à Paris. Le lecteur suit  nos quatre héros pendant trente ans : de la France de 1981 (qui vit la victoire du socialiste François Mitterrand à la présidentielle) à celle de 2012 (celle de François Hollande). Quatre beaux portraits et une prenante saga sur lequel flotte, de compromis en désillusion, un entêtant parfum d'amertume.

♥ Le bonheur national brut, de François Roux (Albin Michel, 22,90 euros


Le bretonnant
Plantez le décor : l'île aux Moines, villégiature chic des beaux quartiers parisiens. Amenez-y une jeune Anglaise débarquant d'un voilier avec son père, dans les années 30. Séduite par le charmant habitant d'un manoir, elle l'épouse, juste avant la seconde guerre mondiale. Esprit de contradiction ? Fidélité à la mère patrie ("right or wrong, my country" : qu'il ait raison ou tort, c'est mon pays) ? Envie de s'amuser ?  Cette forte tête rejoint la résistance. Ce qui ne l'empêche ni de succomber aux délices de la chair, ni de faire la fête au casino de la Baule, en compagnie peu fréquentable. Ajoutez quelques autonomistes bretons. Pimentez d'histoires d'amour qui tournent à l'imbroglio et faites défiler un demi-siècle d'histoire, avec la fluidité d'écriture d'un rédacteur en chef de Paris Match.  Recette éprouvée, résultat efficace.

  La femme qui dit non, de Gilles Martin-Chauffier (Grasset, 19 euros, sortie le 27 août)

Pour ma part, j'ai téléchargé :
  - L'amour et les forêts de Eric Reinhardt
  - Charlotte de David Foenkinox
  - Peine perdue de Olivier Adam
  - Viva de Patrick Deville
  - Pétronille de Amélie Nothomb 

Et j'attends avec impatience 
  - Constellation de Adrien Bosc

OUPS....


Suite à une mauvaise manipulation de ma part, j'ai effacé toutes mes images de l'ordinateur. Du coup mes articles se retrouvent vides. Je vais essayée de rétablir mais cela va demander un peu de temps.
Désolé du désagrément.


LA RENTRÉE LITTÉRAIRE 2014


Où Babelio vous propose un panorama de la rentrée littéraire 2014


La rentrée littéraire s’annonce décisive cette année pour les éditeurs, qui doivent faire face aux ventes en baisse du premier trimestre. Ceci explique donc une offre assez resserrée, qui se concentre en grande partie sur des auteurs à succès. Mais rassurez-vous, il y en aura cette année encore pour tous les goûts !
Quelques chiffres pour commencer : le nombre de romans constituant cette rentrée littéraire s’élève à 607, ce qui est légèrement plus élevé que l’année passée, mais reste tout de même largement en baisse par rapport aux années précédentes. Parmi ces romans, on dénombre 75 premiers romans et 203 romans étrangers.
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Nul doute que vous vous précipiterez sur les valeurs sûres que sont Amélie Nothomb avec Pétronille (Albin Michel), Grégoire Delacourt avec On ne voyait que le bonheur (J-C Lattès), Eric Reinhardt avec L’amour et les forêts (Gallimard), Haruki Murakami avec L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage (Belfond), ou encore Olivier Adam avec Peine perdue (Flammarion).
Mais rentrons plus dans les détails : cette année encore, le roman ayant un fond historique a le vent en poupe. Ainsi, alors qu’Emmanuel Carrère s’intéresse aux débuts du christianisme avec Le royaume (P.O.L.) où faits historiques et réflexions personnelles s’entrecroisent, c’est la période révolutionnaire des années 1920 et 1930 au Mexique, qui fait l’objet du nouveau livre de Patrick Deville, Viva (Editions du Seuil).
Signalons aussi que l’autobiographie et la biographie ont leurs représentantes cette année, avec pour commencer Jérôme Charyn, qui au gré de ses treize nouvelles dans Bronx amer (Mercure de France), représente cet endroit tel qu’il l’a connu, avec sa population de truands et de voyous. David Foenkinos, quant à lui, s’inspire de faits réels pour nous raconter dans Charlotte (Gallimard), l’histoire de Charlotte Salomon, artiste peintre exclue de la société nazie. Catherine Cusset nous explique quant à elle dans Une éducation catholique (Gallimard) son rapport à la religion lors de son enfance, entre un père croyant et une mère athée. Vous ne pourrez bien sûr pas manquer Le monstre (Grasset) de Serge Doubrovsky, autofiction unique de près de 1700 pages.
couverture alice ferneySi c’est le monde contemporain qui vous attire, nul doute que le nouveau roman de Laurent Mauvignier, Autour du monde (Editions de Minuit), saura vous convaincre. Il questionne la globalisation, qui relie des personnages tous différents, par le biais d’un événement majeur, le tsunami de 2011 au Japon. Pour ceux que la cause animale passionne, Le règne du vivant (Actes Sud) d’Alice Ferney nous raconte la quête d’un militant écologiste parti défendre les baleines.
Le thriller sera aussi à l’honneur en cette rentrée 2014, notamment en provenance des Etats-Unis, avec Siri Hustvedt qui, dans son roman Un monde flamboyant (Actes Sud), nous plonge dans le monde de l’art, face à la disparition d’une plasticienne. Mais la France ne sera pas en retrait : à la fois thriller et roman d’apprentissage, Manuel de survie en milieu hostile (Verticales – Phases deux), par Olivia Rosenthal, nous explique comment esquiver les coups et les rendre.
Mais l’amour n’est pas en reste dans cette rentrée littéraire, puisque vous aurez l’occasion de redécouvrir Frédéric Beigbeider avec Oona & Salinger (Grasset), qui relate une histoire d’amour impossible entre Salinger, l’auteur de L’attrape-coeur et Oona, la fille d’Eugène O’Neill. Sur une tonalité plus mélancolique, Vanessa Schneider vous raconte l’histoire d’une rupture et d’une descente aux enfers, dans Le jour où tu m’as quittée (Stock). Mais n’oublions pas Fleur et sang (Viviane Hamy) de François Vallejo, où deux médecins liés à travers les siècles sont aux prises avec un amour passionné.
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Du côté de la bande dessinée, des suites attendues seront au programme : le tome 21 de l’effrayant Walking Dead (Delcourt), le tome 5 de Klezmer (Gallimard BD) de Joan Sfar, qui met en scène des musiciens juifs, le dernier tome de La colonne (Futuropolis) de Nicolas Dumontheuil, qui s’intéresse à l’ultime expédition française au Tchad, le dernier volume de Le tueur (Casterman), le  dernier tome de La mondaine (Dargaud) par Zidrou, ainsi que le 3ème volume du récit d’anticipation Urban (Futuropolis).
Parmi les nouveautés BD, on peut parler de L’ombre des shinobis (Glénat) de Sylvain Runberg, qui nous plonge au coeur d’un Japon médiéval et surnaturel. Les passionnés de la Grande Guerre trouveront leur bonheur avec La patrouille des invisibles (Glénat) d’Olivier Supiot, roman graphique bouleversant qui représente les horreurs du conflit. Avec La ligue des économistes extraordinaires (Dargaud) de Benoist Simmat, vous pourrez découvrir la vie et l’oeuvre des plus grands économistes. On note aussi le grand retour d’Achille Talon avec Achille Talon est un homme moderne (Dargaud) par Fabcaro, sans oublier le retour de Zep avec Happy parents (Delcourt)
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Du côté des adaptations de romans en BD, les amateurs de fantasy se réjouiront de l’adaptation en bande dessinée du célèbre cycle A la croisée des mondes, avec la BD Les royaumes du Nord (Gallimard BD). Vous pourrez aussi déguster Monsieur Bermutier (Casterman), adapté d’une série de nouvelles de Maupassant par Maarten vande Wiele.
N’hésitez pas à venir sur Babelio pour nous parler des livres qui vous attirent le plus, et nous donner votre avis ! Bonnes lectures !

mardi 19 août 2014

CONNELLY, Michael

Michael Connelly, né le 21 juillet 1956, est l'un des principaux écrivains américains de romans policiers, relatant notamment les enquêtes de son héros récurrent Harry Bosch.



Biographie
Michael Connelly est né le 21 juillet 1956 à Philadelphie. Il déménage avec ses parents en Floride en 1968. Il se marie et a une fille en 1997. Il est diplômé de l'Université de Floride, avec un bachelors degree en journalisme en 1980. Il travaille ensuite comme journaliste à Daytona Beach et Fort Lauderdale (Floride). En 1986, il est le coauteur d'un article sur les rescapés d'un crash d'avion, qui figure parmi les finalistes pour le Prix Pulitzer, ce qui lui permet de devenir chroniqueur judiciaire pour le Los Angeles Times.
Il se lance dans la carrière d'écrivain en 1992 avec Les Égouts de Los Angeles, son premier polar, où l'on découvre le personnage de Harry Bosch, inspecteur du LAPD, le héros récurrent de la plupart des romans suivants. Il reçoit pour ce livre le prix Edgar du meilleur premier roman policier. Il abandonne le journalisme en 1994. Il écrit par la suite environ un roman par an, en obtenant régulièrement un succès en librairie. Son roman Le poète reçoit le prix Mystère en 1998 et Créances de sang le grand prix de la littérature policière en 1999.
Parmi les romans ne mettant pas en scène Harry Bosch, Créance de sang est adapté au cinéma en 2002 par Clint Eastwood, qui y incarne Terry McCaleb, un ex-agent du FBI. Dans La Défense Lincoln, il aborde le roman procédural qui lui permet d'utiliser son expérience passée de chroniqueur judiciaire.
Ayant quitté Los Angeles, il vit depuis 2001 à Tampa, en Floride.
À noter que Michael Connelly, ainsi que les autres écrivains et scénaristes Stephen J. Cannell, Dennis Lehane et James Patterson, apparait à plusieurs reprises dans son propre rôle dans la série Castle, lors de séquences présentant des parties de poker jouées avec Richard Castle, ainsi présenté comme le pair de ces auteurs bien réels, et avec qui il discute des affaires en cours.
En 2011, son roman La Défense Lincoln est adapté au cinéma dans un film du même nom.

Méthode d'écriture
Michael Connelly part d'une intrigue générale dont il définit surtout le début et la fin. Il écrit après au fur et à mesure sans plan détaillé (« Travailler avec un plan, c'est comme travailler avec un patron, un patron qui vous dit ce que vous devez faire. Et ce patron, franchement, je m'en passe très bien. »1).
Le point de vue du narrateur change d'un ouvrage à l'autre, et parfois même au sein du même ouvrage : le récit est écrit soit à la troisième personne, soit à la première. Dans ce dernier cas, ce peut être le héros (souvent Harry Bosch) ou l'assassin.
Il écrit sur ordinateur, sans avoir besoin d'être dans un endroit particulier. En revanche, il se force à des horaires stricts, notamment en commençant tôt1.

Personnages récurrents
  • Hieronymus “Harry” Bosch - un inspecteur du LAPD qui démissionne et se met à son compte, avant de réintégrer le LAPD au service des affaires non résolues (service inventé par Michael Connelly, inspiré du service « Cold Case Homicide »).
  • Kizmin “Kiz” Rider - Partenaire de Bosch à la section Homicide et à l'unité des affaires non résolues.
  • Jerry Edgar - Partenaire de Bosch à la Criminelle de Hollywood
  • Eleanor Wish (décédée)- Ex-agent du FBI et ex-femme de Bosch avec qui il a une fille, Maddie (rencontre dans Les Égouts de Los Angeles et séparation dans L'Envol des anges).
  • Frankie Sheehan (décédé) - Partenaire de Bosch à la section Vol du LAPD.
  • Terrell “Terry” McCaleb (décédé)- Ancien « profiler » du FBI, il prend sa retraite après une transplantation cardiaque dans la petite île de Catalina au large de Los Angeles. Il apparaît dans trois romans : Créance de sang, L'Oiseau des ténèbres et Los Angeles River.
  • Rachel Walling - Agent du FBI (dans Le Poète, Los Angeles River, Echo Park, À genoux, L'épouvantail, Volte-face, The Drop).
  • Mickey Haller - Avocat de la défense dans des affaires criminelles et demi-frère de Bosch.
  • Maggie (McFierce, la féroce) McPherson - Procureur du DA à Van Nuys, ex-femme de Mickey Haller avec qui elle a eu un enfant, Hayley.
  • Roy Lindell - Agent du FBI (dans Le cadavre dans la Rolls, L'Envol des Anges).
  • Irvin Irving - Chef adjoint du LAPD.
  • John Chastain (Décédé) - LAPD IAD Detective (IAD = Interns Affairs Department, Département des Affaires Internes).
  • Harvey “Ninety-Eight” Pounds (Décédé) - Ancien supérieur de Bosch (il a été assassiné par des gens qui pensaient s'en prendre à Bosch, ce dernier ayant emprunté son nom et sa plaque dans une enquête).
  • Grace Billets - Lieutenant, supérieur de Bosh avant qu'il ne revienne à la section Homicide.
  • Janis Langwiser - Avocat de la Défense.
  • Jack McEvoy - Journaliste au Rocky Mountain News (il a enquêté sur la mort de son frère par un serial killer qui se faisait appeler le Poète). Il apparaît aussi dans L'Oiseau des ténèbres, Le Verdict du plomb et L'Épouvantail.

Œuvre
Tous les personnages de Michael Connelly évoluent dans le même univers et se croisent régulièrement dans les différents volumes. C'est pourquoi certains ouvrages peuvent appartenir à deux cycles différents. On peut de fait considérer l'œuvre romanesque de Connelly comme un métacycle, la chronologie interne et celle d'écriture des romans étant parfaitement en phase.
La liste comporte le titre français et la date de première publication en France, suivis du titre américain et de la date de première publication aux États-Unis. L'ordre des cycles est conforme à celui du site officiel de Michael Connelly.

Série Harry Bosch
Article détaillé : Harry Bosch.
Romans
  1. Les Égouts de Los Angeles, 1993 ((en) The Black Echo, 1992)
  2. La Glace noire, 1995 ((en) The Black Ice, 1993)
  3. La Blonde en béton, 1996 ((en) The Concrete Blonde, 1994)
  4. Le Dernier Coyote, 1999 ((en) The Last Coyote, 1995)
  5. Le Cadavre dans la Rolls, 1998 ((en) Trunk Music, 1997)
  6. L'Envol des anges, 2000 ((en) Angels Flight, 1999)
  7. L'Oiseau des ténèbres, 2001 ((en) A Darkness More Than Night, 2001)
Dans lequel apparaissent également Terry McCaleb et Jack McEvoy
  1. Wonderland Avenue, 2002 ((en) City of Bones, 2002)
  2. Lumière morte, 2003 ((en) Lost Light, 2003)
  3. Los Angeles River, 2004 ((en) The Narrows, 2004)
Bosch enquête sur McCaleb. Par certains aspects, le roman est une sorte de « suite » du Poète, mais aussi de Créance de sang et de L'Oiseau des ténèbres
  1. Deuil interdit, 2005 ((en) The Closers, 2005)
  2. Echo Park (roman), 2007 ((en) Echo Park, 2006)
Dans lequel figure l'agent Rachel Walling
  1. À genoux, 2008 ((en) The Overlook, 2007)
Dans lequel ^participe l'agent Rachel Walling
  1. Le Verdict du plomb, 2009 ((en) The Brass Verdict, 2008)
avec Mickey Haller
  1. Les Neuf Dragons, 2011 ((en) 9 Dragons, 2009)
Dans lequel apparaît brièvement Mickey Haller
  1. Volte-face (roman), 2012 ((en) The Reversal, 2010)
  2. Le Cinquième Témoin, 2013 ((en) The 5th Witness, 2011)
Roman du cycle Mickey Haller dans lequel Bosch fait une brève apparition.
  1. Ceux qui tombent, 2014 ((en) The Drop, 2011)
  2. (en) The Black Box, 2012
  3. (en) The Burning Room, 2014
Nouvelles
  • (en) Christmas Even, 2004
Nouvelle contenue dans le recueil collectif Murder and All That Jazz
  • (en) Cielo Azul, 2005
Nouvelle contenue dans le recueil collectif Dangerous Women
  • (en) Angle of Investigation, 2005
Nouvelle contenue dans le recueil collectif Plots With Guns
  • (en) Suicide Run, 2007
Nouvelle contenue dans le recueil collectif Hollywood and Crime
  • (en) One Dollar Jackpot, 2007
Nouvelle contenue dans le recueil collectif Dead Man's Hand
  • (en) Father's Day, 2008
Nouvelle contenue dans le recueil collectif The Blue Religion
  • (en) Blue on Black, 2010
Nouvelle contenue dans le recueil collectif Hook, Line & Sinister
  • (en) Blood Washes Off, 2011
Nouvelle contenue dans le recueil collectif The Rich and The Dead
Recueils de nouvelles
  • (en) Angle of Investigation, 2011
Recueil de trois nouvelles, (ebook et livre audio)
  • Intervention suicide, 2014 ((en) Suicide Run, 2011)
Recueil de trois nouvelles,(ebook et livre audio

Série Mickey Haller
Cette série de romans s'apparente plus au genre de la « fiction procédurale », populaire aux États-Unis.
Romans
  1. La Défense Lincoln, 2006 ((en) The Lincoln Lawyer, 2005)
  2. Le Verdict du plomb, 2009 ((en) The Brass Verdict, 2008)
Dans lequel apparaissent Harry Bosch et Jack McEvoy
  1. Volte-face, 2012 ((en) The Reversal, 2010)
Dans lequel apparaissent Harry Bosch et Rachel Walling
  1. Le Cinquième Témoin, 2013 ((en) The Fifth Witness, 2011)
  2. (en) The Gods of Guilt, 2013
Dans lequel apparaît Harry Bosch
Nouvelle
  • (en) The Perfect Triangle, 2010
Nouvelle contenue dans le recueil collectif The Dark End of the Street

Série Jack McEvoy
  1. Le Poète, 1997 ((en) The Poet, 1996)
Dans lequel apparaît aussi Rachel Walling - Prix Mystère de la Critique 1998
  1. L'Épouvantail, 2010 ((en) The Scarecrow, 2009)
Dans lequel apparaît aussi Rachel Walling
Autres romans
  • Créance de sang, 1999 ((en) Blood Work, 1998)
Roman où Terry McCaleb est le seul enquêteur, Grand prix de littérature policière 1999
  • La Lune était noire, 2000 ((en) Void Moon, 2000)
Seul roman de l'auteur où le personnage principal, Cassie Black, est non seulement une femme mais aussi une criminelle

Autres livres
  • Chroniques du crime, 2006 ((en) Crime Beat : A Decade of Covering Cops and Killers, 2006)
Série télévisée
Adaptations cinématographiques