lundi 26 mai 2014

LE MAITRE DES ORPHELINS - ZIMMERMAN, Jean

Ce roman est présenté comme un thriller historique ce qui avait attiré mon attention, étant très friande du genre. Il s’agit du premier roman d’une historienne américaine.
Edward Drummont, un espion anglais débarque à la Nouvelle Amsterdam en 1663. Il est chargé par le roi Charles II de débusquer trois juges régicides qui avaient autrefois signé l’arrêt de mort de son père et qui se cachent à ce moment en Nouvelle-Angleterre. Il doit aussi envoyer un rapport sur l’état des forces de la Nouvelle Amsterdam, car les Anglais n’ont pas l’intention d’accepter plus longtemps cette colonie hollandaise dans leur territoire américain. Edward se présente sous la couverture d’un marchand de céréales.
Blandine Van Couvering est une jeune marchande de vingt-deux ans qui désire se faire une place parmi les négociants hollandais. Elle est ambitieuse, jolie, indépendante et courtisée par Kees Bayard, le neveu du Gouverneur. En plus de ces qualités, Blandine s’intéresse aux autres, en particulier aux pauvres comme ses amies noires ou aux orphelins. Elle a aussi autrefois sauvé un noir de la potence et depuis il se considère comme son garde du corps. Des enfants de la communauté noire ont disparu, ce qui n’inquiète personne sauf les intéressés et Blandine, d’autres orphelins semblent portés disparus, une rumeur court qu’ils auraient été dévoré par le Vitika, un démon indien cannibale. Blandine en parle à Aert Visser, le maître des orphelins de la colonie.
Dès son arrivée, Edward remarque la jolie Blandine, Visser lui demande de prendre contact avec une famille anglaise à qui il a confié un orphelin, mais ce dernier semble avoir changé de comportement et Visser soupçonne que l’enfant a été échangé, ce que la famille nie. Le commerce de Blandine se développe, ce qui entraîne des jalousies. Son intérêt pour les enfants marginaux lui vaut de terribles rumeurs tandis qu’Edward continue ses activités d’espion. Le Vitika continue à tuer des orphelins et l’enquête progresse lentement, menée par Blandine et Edward quand ils en ont le temps. On sait qui sont les assassins d’enfants aux deux tiers du livre, dommage.
Il s’agit plus d’un roman historique très documenté. Jean Zimmerman est spécialiste de cette période et on le voit très clairement dans la précision des descriptions de La Nouvelle Amsterdam, des mœurs et des costumes de l’époque. Elle cite ses sources à la fin et on voit que le texte est basé sur une documentation solide et intéressante. Si l’auteur n’avait pas voulu réussir un roman complet avec une enquête sur les meurtres d’enfants, de l’espionnage et un roman d’amour, le tout en restituant scrupuleusement la vie à la Nouvelle Amsterdam en 1663 et 1664, ce livre aurait été plus intéressant. Elle n’a pas maîtrisé son sujet de bout en bout et il en ressort un roman tout à fait moyen. Pas raté,non, mais loin du potentiel qu’il aurait pu avoir s’il avait été condensé sur 350 pages et si l’intrigue ne partait pas dans tous les sens.
Si l’amateur de thrillers et de polars historiques ne peut qu’être partiellement déçu, l’amateur de romans historiques et de documents sur cette époque sera comblé. Pour ma part, c’est cet aspect documentaire précis qui m’a le plus intéressée, nous assistons à la naissance de New York. Et certains noms de rues ou de quartiers de la ville d'aujourd'hui sont expliqués par le livre.
Livre classé en inclassable, car il est un mix de plusieurs genres, même s'il se présente comme un thriller, mais c'est plutôt un roman historique (très documenté) assez sentimental, avec un peu d'enquête, un peu d'espionnage et un soupçon de fantastique. 
En bref, si ce n'est pas le polar historique type comme j'en ai l'habitude, j'ai eu du plaisir à lire ce roman à l'intrigue intéressante, au contexte saisissant et aux personnages attachants. Je ne les citerai pas tous bien sûr, mais dans ce roman, je me suis sentie bien entourée et j'ai eu de la tristesse à les quitter. Pour ceux qui veulent découvrir le genre, je pense que ce roman se révèle une excellente mise en bouche.


mercredi 21 mai 2014

CALIBRE +++++


Aujourd'hui, pas de critique littéraire, mais une utilisation de CALIBRE que je viens de découvrir.


Ce mois ci, après quelques économies, je me suis offert un Samsung Galaxy S

En fouillant sur internet, j'ai trouvé un article qui disait que nous pouvions, par l'intermédiaire de CALIBRE, télécharger des e-book sur le Galaxy    Lire livre.
Ni une, ni deux, me voilà lancé : je télécharge Moon+ Reader sur mon appareil et je cherche comment importer mes livres. J'essaie par mail, mais je n'ai pas réussi à ouvrir le livre. Je lance donc CALIBRE et j'essaie diverses manipulations sans trop de succès. Je me décide donc à brancher mon Galaxy et là, miracle, CALIBRE me demande si je souhaite qu'il gère cet appareil. Je clique sur "oui" et voilà je transferts mes livres, en format epub, sur l'appareil de la même manière que sur ma Kindle.
Le livre se range automatiquement dans la bibliothèque Moon+ Reader. Il n'y a plus qu'à cliquer sur "Télécharger" et le livre apparait comme par magie sur le Galaxy.
Ce petit programme est hyper complet : nous pouvons régler les caractères, zoomer, et comme la Kindle, nous avons le dictionnaire incorporé + traducteur avec choix entre plusieurs langues, une prise de note rapide, des signets, des soulignements... Grâce au zoom de l'appareil, nous pouvons grossir les images ou les cartes. J'ai téléchargé Code Lupin de Michel Bussi et les premières pages sont la carte de la Seine Maritine : un zoom et tout est net.
Il y a des tas de réglages qui rendent la lecture facile. Bon, un bémol quand même, c'est une lecture sur écran donc beaucoup moins agréable qu'une liseuse. Nous avons beau faire tous les réglages qui sont proposés, au bout d'un moment, les caractères deviennent moins net. 
Mais bon, c'est gratuit et cela dépanne. Alors que demander de plus ?

mardi 13 mai 2014

CENTRAL PARK - MUSSO, Guillaume

Avec Central Park, Guillaume Musso nous entraîne dans un thriller psychologique qui commence dans le mythique parc de New York. Alice et Gabriel ne se connaissent pas. Ils se réveillent pourtant sur un banc, menottés.

Nous sommes le mardi 8 octobre, le jour se lève. Alice émerge tout doucement, tirée de sa léthargie. Elle se découvre en pleine forêt, la main droite menottée au poignet gauche d'un parfait inconnu. Alice a la trentaine, elle est capitaine de police à la brigade criminelle de Paris. L'homme auquel elle est enchaînée se prénomme Gabriel, il est pianiste de jazz à Dublin. Chacun se souvient très vaguement de quelques passages de son emploi du temps de la veille, mais aucun ne s'explique comment il a atterri là, à New-York... en plein Central Park...

Guillaume Musso possède ce don de happer et d'envoûter le lecteur dès les premières pages. Dès les premiers instants, le ton est donné, le décor est planté, la situation propice à un climat de tension et d'interrogations. Le lecteur sait déjà qu'il sera entraîné dans une enquête sans temps mort, une investigation un peu particulière et rendue difficile car menée dans la crainte, les doutes et la traque : c'est la débrouille totale, avec les moyens du bord, une enquête dynamique et nerveuse dans une ambiance parfois électrique.

Outre l'intrigue très efficace, Guillaume Musso nous fait déambuler "virtuellement" dans New-York. La plume addictive de Guillaume Musso fonctionne immédiatement.
Mais Guillaume Musso, c'est aussi un romancier qui sait capter l'air du temps, se fait un fin observateur de notre époque et tombe toujours juste quant à nos petites manies si typiques du XXIe siècle.

Un livre qui réserve un bon moment de détente, lecture distrayante sans prise de tête, sans hémoglobine à profusion.

 

 Central Park _ Métro News

jeudi 8 mai 2014

CHEVALIER , Tracy

Tracy Chevalier, née le 19 octobre 1962 à Washington, est une écrivaine américaines. Spécialisée dans les romans historiques, elle habite Londres depuis 1984 avec son mari et son fils.

Biographie

Tracy Chevalier est née et élevée à Washington, et son père est photographe pour le The Washington Post. Elle étudie à la Bethesda Chevy Chase High Scholl de Bethesda, dans le Matyland. Après avoir reçu son B.A. en anglais à l'Oberlin College, elle déménage en Angleterre en 1984. Elle y trouve un emploi de spécialiste d'ouvrages de référence, travaillant pour plusieurs encyclopédies en rédigeant des articles sur des auteurs. Quittant cet emploi en 1993, elle commence une année de Master of Arts en création littéraire à l'University of East Anglia. Ses tuteurs lors de son parcours sont les romanciers Malcolm Bradbury et Rose Tremain.
Sa carrière d'écrivaine débute en 1997 avec The Virgin Blue (La Vierge en bleu), mais elle connait le succès avec Girl with a Pearl Earring (La Jeune Fille à la perle), un livre inspiré par le célèbre tableau de Vermeer. Un film tiré de ce livre au même titre, a obtenu trois nominations aux Academy Awards de 2004.
Tracy Chevalier est également Chairman pour l'Angleterre à la Society of Authors.

Œuvres

  • La Vierge en bleu (The Virgin Blue), Londres : Plume, 2007,  
  • La Jeune Fille à la perle (The Girl with a Pearl Earring), New York : Dutton, 1999, 
  • Le Récital des anges (Falling Angels), New York : Dutton, 2001, 
  • La Dame à la licorne (The Lady and the Unicorn), New York : Dutton Adult, 2003, 
  • L’Innocence (Burning Bright), Londres : HarperCollins, Mars 2007,  
  • Prodigieuses créatures (Remarkable Creatures), Paris, La Table ronde, parution : 7 mai 2010 (Londres : HarperCollins, Août 2009, 
  • La Dernière fugitive (The Last Runaway) Quai Voltaire, Octobre 2013,

LA DERNIERE FUGITIVE - CHEVALIER, Tracy


Interview Tracy Chevalier sur RTL

Un plongeon dans l'Amérique esclavagiste

Après Griet, la servante qui inspirait au peintre Vermeer son célèbre tableau, La jeune fille à la perle, Tracy Chevalier crée un nouveau et formidable portrait de jeune femme.

Nous sommes en 1850, Honor Bright est anglaise, elle quitte sa famille pour rejoindre en Amérique une communauté de quakers, des chrétiens dissidents qui prônent le silence et la prière intérieure. Mais, émue par le sort des esclaves, Honor va s'affranchir de sa discrétion et participer au "chemin de fer clandestin"(Le chemin de fer clandestin expliqué) un réseau d'aide aux esclaves en fuite vers les terres libres du Canada.
Une page d'histoire américaine méconnue en Europe. Pourtant dans cette période "très tragique", cet exil "est le premier point de lumière", explique l'écrivain. 
Au-delà du passionnant contexte historique de son livre, le grand thème que développe Tracy Chevalier, c'est une fois de plus, l'émancipation de son héroïne. Honor débarque en Amérique, dans l'Ohio, effarouchée par le monde qu'elle découvre. Au fil des pages, on suit la métamorphose de la jeune fille timide en femme intrépide à la conquête de sa liberté. "J'aime beaucoup écrire sur les femmes dans le passé parce qu'elles n'ont pas le pouvoir économique, le pouvoir social, mais elles sont très fortes", confie Tracy Chevalier.
Elle a ce talent pour reconstituer une époque et des décors, ici la vie des pionniers et les paysages de l'Ouest américain. Pour en arriver là, l'auteur de La jeune fille à la perle a beaucoup enquêté et les recherches sont "la meilleure partie [du métier] d'écrivain", selon elle. "L'écriture c'est dur, les recherches c'est formidable", conclut-elle.

Précipitez-vous sur La dernière fugitive, le nouveau bijou de Tracy Chevalier, publié chez Quai Voltaire. (source RTL)

Encore une fois, Tracy Chevalier m’a fait passer un excellent moment de lecture ! Le contexte historique, assez peu connu, donne une dimension concrète à l’histoire. Ce n’est pas seulement celle d’une jeune fille qui prend son envol, c’est aussi un rappel des faits : oui, l’esclavagisme était plutôt bien accepté par les américains blancs, qui argumentaient en sa faveur pour des raisons économiques (HIC !). Oui, il a existé un “chemin de fer clandestin”, réseau secret de routes empruntées par les esclaves en fuite vers le Canada, alimenté par quelques “rebelles” prêts à les aider. Cet aspect historique est donc parfaitement intégré au récit et lui donne de la profondeur, un savant mélange qui passionne le lecteur autant que l’auteur.
Revenons à Honor, l’héroïne de l’histoire. Libre et déterminée, elle lutte (d’abord secrètement puis le visage découvert) pour ses convictions : c’est ce qui fait que dès le début, on ne peut que l’admirer. Fraîchement sortie du nid parental, cette passionnée de couture est tendre et fragile, discrète mais observatrice. Tout de suite, on veut devenir son amie ! Suivre ses péripéties au cœur de l’Amérique, ses joies, ses blessures et ses colères est donc un plaisir immense de lecture.
L’écriture de Tracy Chevalier est, quant à elle, très fluide. La lecture n’est jamais ennuyeuse notamment grâce au rythme de l’histoire. Les chapitres sont toujours construits de la même manière : on suit d’abord Honor et ses péripéties puis l’on termine chaque chapitre par une lettre de la jeune fille, adressée à ses proches. En alternance, ces deux types d’écriture allègent le récit et créent finalement une sorte de suspense : que va-t-elle écrire à ses parents après ce qu’il s’est passé ? Comment va-t-elle parler de tel événement à sa meilleure amie ?
Bref, vous l’avez compris, j’ai tout simplement adoré (et dévoré) La dernière fugitive ! Je n’ai jamais été déçue par Tracy Chevalier, alors si vous aimez un tant soit peu les héroïnes qui ne se laissent pas faire et les romans historiques, vous devriez vous lancer si ce n’est pas déjà fait ! Vivement le prochain !  

mercredi 7 mai 2014

BUSSI, Michel

Michel Bussi (né le 29 avril 1965 à Louviers) est un auteur et politologue français, professeur de géographie à lUniversité de Rouen, où il dirige une UMR du CNRS.
En janvier 2014, il est selon le classement GFK-Le Figaro, 8e écrivain français en nombre de livres vendus (près de 480 000 livres vendus en 2013).

Son premier roman, Code Lupin, s'est vendu à plus de 7 000 exemplaires et a ensuite été publié en feuilleton, pendant 30 jours lors de l'été 2010 par le quotidien Paris Normandie. Son deuxième roman, Omaha crimes, a obtenu le pris Sang d'encre de la ville de Vienne en 2007, le prix littéraire du premier roman policier de la ville de Lens 2008, le prix littéraire lycéen de la ville de Caen 2008, le prix Octave-Mirabeau de la ville de Trévières 2008 et le prix des lecteurs Ancres noires 2008 de la ville du Havre, devant les meilleurs auteurs de polar de l'année.
Il publie en 2008 son troisième roman, Mourir sur Seine, qui se déroule pendant l'Armada 2008 de Rouen, et qui s'est vendu en quelques semaines à plusieurs milliers d'exemplaires. Mourir sur Seine a obtenu en 2008 le prix du Comité régional du livre de Basse-Normandie (prix Reine Mathilde). Il a publié en 2009 un nouveau roman, Sang famille, destiné à la fois aux adultes et aux adolescents. En 2010, il participe au recueil de nouvelles Les Couleurs de l'instant, avec une longue nouvelle, T'en souviens-tu mon Anaïs ?, qui se déroule à Veules les Roses et traite de la « légende » d'Anaïs Aubert.
À partir de 2010, il est publié aux Presses de la Cité. Son roman Nymphéas noirs, huis-clos qui se déroule dans le village de Giverny, sort le 20 janvier 2011. Il obtient un succès critique et populaire important, et remporte notamment le prix des lecteurs du festival Polar de Cognac, le prix du polar méditerranéen (festival de Villeneuve lez Avignon), le prix Michel Lebrun de la 25e heure du Mans, le prix des lecteurs du festival Sang d'Encre de la ville de Vienne (« gouttes de Sang d'encre »), le Grand prix Gustave Flaubert de la Société des écrivains normands, devenant ainsi le roman policier français le plus primé en 2011. Il sort en poche le 5 septembre 2013.
En janvier 2012, il publie son sixième roman, Un avion sans elle, toujours aux Presses de la Cité. S'il reste fidèle aux intrigues psychologiques basées sur les faux-semblants et la manipulation du lecteur, mêlant passé et présent, ce roman pour la première fois n'est pas principalement situé en Normandie. Salué par Gérald Collard comme le polar de l'année, Un avion sans elle est récompensé par le prix Maison de la presse 2012, le prix du roman populaire 2012 et le prix du meilleur polar francophone 2012 (Montigny-les-Cormeilles). Vendu à plus de 400 000 exemplaires en France, il est actuellement en cours de traduction dans 25 pays dans le monde (Espagne, Allemagne, Italie, Russie, Pologne, Bulgarie, Hongrie, Japon, Corée, Lituanie, Portugal, Taïwan, anglais, Israël, Brésil, république Tchèque, Slovaquie, Norvège, Grèce, Turquie, Pays-Bas, Viêt Nam, Lettonie, Roumanie…). Les droits ont été achetés pour une adaptation cinématographique. Il est publié en feuilleton dans l'Est républicain, à partir de septembre 2013 et pendant plus de 200 jours.
En mars 2013, les Presses de la Cité publient le septième roman de Michel Bussi : Ne lâche pas ma main. L'intrigue se déroule sous le soleil et les palmiers de La Réunion. Décor idyllique pour un couple amoureux, pourtant le rêve tourne au cauchemar lorsque la femme disparaît de sa chambre d’hôtel. Son mari, soupçonné du meurtre, s’enfuit en embarquant leur fille. Une course poursuite commence alors… Ce roman est finaliste 2012 du prix Relay des voyageurs (roman du mois de Mai), finaliste du grand prix de littérature policière, a reçu le prix du roman insulaire 2013, et les droits ont été achetés pour une adaptation télé.
En mai 2014, les Presses de la Cité publient : N'oublier rien. L'intrigue se déroule en Normandie (dans les environs d'Etretat).

GALIMATIAS


Galimatias  [ga-li-ma-tià] ; le s se lie , n.m 
 Discours embrouillé, confus, obscur 

ETYM : On dit que galimatias venait de ce qu'un avocat, plaidant en latin pour Mathias, dans une affaire où il s'agissait d'un coq, s'embrouilla au point de galli Mathias au lieu de Gallus Mathia ; mais l'anecdote a été inventée pour fournir l'étymologie.

INEPTIES

Ineptie [i-nè-psie] ; n.f 
 Action, idée, parole absurde, impertinente 

ETYM : Lat. ineptia, de ineptus, inepte

SEPTIQUE OU SCEPTIQUE

Tout dépend du contexte dans lequel vous employez chacun de ces mots.

Sceptique

Avec un c, est un adjectif se rapportant à une personne qui met en doute une théorie, une idée.

Septique

Sans c, signifie «qui produit la putréfaction » (voir «fosse septique»).
Mais n’écrivez jamais «Je suis septique quant aux résultats de cette entreprise».

Argutie


Argutie

(ar-gu-sie), n.f

Raisonnement sur des vétilles, subtilité

ETYM. Argutia, d'arguere (voy. arguer). On disait aussi, dans le XVIe siècle arguce, qui était la forme véritablement française

vendredi 2 mai 2014

COMPLETEMENT CRAME - LEGARDINIER, Gilles

Andrew Blake, un anglais d’une cinquantaine d’années, a soudain envie de changer d’air et de décor. Propriétaire d’une petite entreprise familiale qui a fait ses preuves, il décide tout à trac de changer de vie et explique à son meilleur ami et complice de farces en tout genre depuis toujours, qu’il a décidé de « s’exiler » en France où il va se faire employer comme majordome sans révéler à la famille qu’il n’a pas d’expérience en la matière ! Son vieil ami le lui déconseille vivement mais Andrew est bel et bien décidé à commettre cette « folie ».
Il arrive dans une famille haute en couleurs. L’accueil est mitigé dans la demeure bourgeoise. Les autres employés sont aussi authentiques qu’attachants. Entre la propriétaire cachottière, la cuisinière à la bouderie facile, le factotum sanguin et ce sacré chat capable de se changer en statue de sel, Andrew aura fort à faire pour trouver sa place et démêler les quiproquos des expressions à la française. Il faut dire que les personnages sont tous « complètement cramés » et le narrateur s’apprête à vivre des moments uniques et des aventures sans précédent…
Certes l’idée de départ peut paraître extravagante, pourquoi un chef d’entreprise anglais décide-t-il subitement de devenir majordome dans une belle propriété en France ? Mais, franchement, quand vous allez découvrir la galerie de personnages qu’il nous a concocté, vous allez très vite oublier tout le reste.
Tous ces personnages sont tous plus attachants les uns que les autres avec un petit côté « frappé » qui n’est pas pour nous déplaire. Les dialogues sont savoureux et les situations truculentes, ce qui nous occasionne de belles crises de rire.
La confrontation des us et coutumes anglais avec les us et coutumes français donne lieu à des échanges hilarants entre Andrew et Philippe (leur dialogue sur la petite souris et son équivalent anglais, que je vous laisse découvrir, est tout simplement excellent et j’ai eu du mal à reprendre ma lecture sans continuer à pouffer).
Alors, certes, certains pourront dire que le roman est plein de bons sentiments, mais cela fait un bien fou et nous rappelle, une fois de plus, qu’il est important de profiter des gens qui nous entourent tant qu’ils sont près de nous. Cela peut paraître évident, mais dans nos sociétés actuelles, pris comme nous le sommes par notre quotidien, nous avons souvent tendance à l’oublier.
Mention particulière pour la couverture et, par ricochet, pour Mephisto qui est un personnage à part entière et qui donne lieu à des scènes des plus cocasses.
Si vous avez envie d’oublier tous vos soucis l’espace d’un roman, si vous avez envie de tourner la dernière page de ce livre le sourire aux lèvres et le cœur léger, alors courez vite chez votre libraire le plus proche pour vous procurer Complètement cramé! Un roman anti morosité !
Un seul regret : un livre qui se lit trop vite ! C'est une bouffée d'air pur dans nos vies et nos rapports si compliqués, de vrais et beaux sentiments à l'état brut, et c'est bon, tout simplement !