mercredi 21 juin 2017

CONSPIRATION - GIACOMETTI Eric & RAVENNE Jacques

conspiration, Giacometti, Skull and Bones, les Templiers
De la France aux États-Unis, Marcas, mis sur la touche par sa hiérarchie, va devoir retrouver un secret qui hante l'histoire de France et dont la possession peut détruire les démocraties occidentales. Deux siècles plus tôt, en pleine Révolution française, l'inspecteur Ferragus présent dans les Illuminati est entraîné dans une implacable course contre la montre pour démasquer le groupe occulte qui veut s'emparer du même secret. Au cœur de ce secret, le pouvoir absolu.

 Antoine Marcas a fait une grosse boulette : en voulant sauver une femme des mains de son mari, il a fait fuir un gros poisson trafiquant d'art. Sentence de sa hiérarchie : mis en touche en attendant sa révocation. Oui, mais... c'est sans compter sur les forces obscures qui gravitent sans les sphères du pouvoir. Marcas est recruté par "le gros" pour trouver la clé du mystère. Il y a quelques mois trente personnes, hommes, femmes, enfants, se sont jetés de leur immeuble en rigolant. Pourquoi, que s'est il passé exactement... C'est ce que Antoine Marcas doit découvrir.
En parallèle, nous retrouvons Annibal Ferragus, notre inspecteur, et Dom Poirier, le frère bibliothécaire, qui naviguent en pleine révolution et qui, sous les ordres de Danton, vont devoir retrouver le "secret des rois" qui donnera toute puissance à son détenteur. 
Bien sûr, ces deux histoires racontées en parallèle se rejoignent au final.
Pour lire Giacometti et Ravenne, il faut aimer un minimum les polars historiques et ésotériques. En effet, tout au long des récits, il est très souvent fait référence aux divers us et coutumes des différentes "sociétés obscures et secrètes" : les Franc Maçons, les Illuminati, les Templiers. Dans cet opus, nous découvrons les  Skull and Bones, société secrète née en France au temps de la révolution et qui a immigrée au États Unis. Et c'est ce qui fait la force de ces polars : entrer par le trou de la serrure dans les sphères interdites de toutes ses sociétés qui régentent plus ou moins le monde et qui, il faut bien le reconnaître, nous intrigue et nous fascine en même temps.
Ici, j'ai trouvé deux parties inégales. Autant la partie ancienne m'a fascinée et happée par son intrigue, par sa restitution historique et la quête du secret, autant la partie récente m'a laissée sur ma faim. Beaucoup de blabla pour un résultat mitigé et pas trop crédible.
Très bon polar pour la plage.

dimanche 11 juin 2017

L'ENIGME DU PEINTRE ASSASSINE - MARIS, Yannis

Athènes 1953. Le financier Kostas Floras est accusé de l'assassinat du peintre Nassos Karnézis, trouvé mort dans un appartement de Kolonaki, le quartier chic du centre d'Athènes. Dimitris, fils du premier mariage de Kostas Floras, est persuadé de l'innocence de son père. Avec deux amis, un journaliste et un député, il se met à la recherche du meurtrier. Les premiers soupçons tombent sur Myrto, la fille d'un commandant de bateau livré aux Allemands pendant l'occupation par le peintre, dont on découvre le sombre passé. La maîtresse de Karnézis est trouvée morte à son tour. Dimitris, puis Myrto sont en danger. Heureusement, le commissaire Békas mène l'enquête.

Cela faisait longtemps que je n'avais plus participé à l'opération "Masse critique" proposé par le site


Me revoilà et j'ai été sélectionnée pour chroniquer le livre de Yannis Maris, L'énigme du peintre assassiné. Un polar des années 50, republié aujourd'hui. Grand merci à Babelio et aux éditions BELLESétrangères pour cette découverte.

Un peintre, Karnézis, est sauvagement assassiné. Évidemment, le premier coupable est son ami de longue date, Floras, qui venait de découvrir que sa femme était la maitresse du peintre. Affaire classée... Par pour tout le monde. Le fils de Floras, Dimitris, ne croit pas en la culpabilité de son père et décide de trouver le vrai coupable.

Comme vous le savez, je n'aime pas dire du mal d'un livre que l'on m'offre. Mais bon, je dois dire que celui ci ne m'a pas séduite. Beaucoup trop de longueurs, le récit oscille entre l'enquête, qui n'en ai pas vraiment une, et l'histoire amoureuse débutante de Dimitris et Myrto. On se perd dans les méandres d’Athènes et, parfois, on a du mal a retrouvé le fil. Heureusement, dans le dernier tiers, Békas, le policier, apparait et redonne un peu de vitalité à ce récit et permet de partir réellement dans la quête du tueur.
Aucun personnage ne sort du lot. Très peu de description, on saute de l'un à l'autre sans trop comprendre qui ils sont réellement et pourquoi ils se retrouvent mêler à cette affaire. Ils sont censés mener l'enquête tous les trois, mais chacun vaque tranquillement à ses occupations et fait cavalier seul. Dimitris pense plus à l'élue de son cœur qu'à son père. Le député est tellement effacé qu'on se trouve tout surpris que ce soit lui qui est l'illumination finale.
Il est vrai, quand même un côté positif, que je me suis laissée surprendre par le final. Je n'avais pas tilté et pourtant j'ai déjà lu des énigmes de ce genre.
Allez, il est toujours intéressant de rééditer des auteurs "anciens" perdus au fond des cartons et qui sont voués à disparaître. A lire rien que pour cela.




vendredi 9 juin 2017

POUR LE MEILLEUR ET POUR LE PIRE - BEATON, Marion Chesney

Incroyable mais vrai : James Lacey, le célibataire le plus convoité des Cotswolds, a cédé au charme de sa voisine, la pétillante quinqua Agatha Raisin ! Hélas, le conte de fées est de courte durée : au moment où les tourtereaux s'apprêtent à dire "oui", Jimmy, l'ex-mari d'Agatha, surgit en pleine cérémonie... Furieux de découvrir que sa future femme est déjà unie à un autre, James abandonne Agatha, désespérée, au pied de l'autel. Le lendemain, Jimmy est retrouvé mort au fond d'un fossé. Suspect n°1, le couple Agatha-James se reforme le temps d'une enquête pour laver leur réputation et faire la lumière sur cette affaire.
Et voici le cinquième tome de la série. Nous retrouvons Agatha dans toute sa splendeur. Ça y est, elle a mis le grappin sur son beau voisin et arrive à le conduire à la Mairie. Mais là, patatras, son rêve s'effondre avec la réapparition inopinée de son mari, le fameux Jimmy. Après un règlement de compte verbal à la Agatha et une bonne paire de claque, l'ex future mariée rentre chez elle en proie à un grand désespoir amoureux. Le lendemain, Bill Wong, le policier et ami, annonce à Agatha que son mari a été retrouvé mort, étranglé. Évidement, toutes les commères du village accuse Agatha puis James du crime. Le couple se reforme le temps de se disculper mutuellement.
Bon alors autant mettre dès maintenant les points sur les I. On lit pas Agatha Raisin pour le suspens car dans ce tome, dès que le personnage apparaît, on sait que c'est lui le coupable. Non, on lit Agatha Raisin pour l'humour so british du livre, parce que Agatha c'est une gaffeuse qui nous fait sourire, et parce que c'est une lecture facile qui détend. Agatha et les dames de Carsely sont simples mais en même temps on retrouve le climat délétère qui habite chaque village. Oui, oui... je sais ce que je dis.
Alors, ne vous attendez pas à plonger dans un mystère épais, sanglant et qui vous tiendra en haleine. Nous partageons juste une tranche de vie ordinaire mais qui, grâce au mauvais caractère d'Agatha, reste un bon moment de lecture.

mercredi 7 juin 2017

LA VEUVE - BARTON, Fiona

Veuve, pédophilie, femme, enlèvement enfant, pornographie
Mari idéal ou parfait assassin ? Elle devait savoir… non ?
La vie de Jane Taylor a toujours été ordinaire.
Un travail sans histoire, une jolie maison, un mari attentionné, en somme tout ce dont elle pouvait rêver, ou presque.
Jusqu’au jour où une petite fille disparaît et que les médias désignent Glen, son époux, comme LE suspect principal de ce crime.
Depuis ce jour, plus rien n’a été pareil.
Jane devient la femme d’un monstre aux yeux de tous.
Les quatre années suivantes ressemblent à une descente aux enfers : accusée par la justice, assaillie par les médias, abandonnée par ses amis, elle ne connaît plus le bonheur ni la tranquillité, même après un acquittement.
Mais aujourd’hui, Glen est mort. Fauché par un bus.
Ne reste que Jane, celle qui a tout subi, qui pourtant n’est jamais partie. Traquée par un policier en quête de vérité et une journaliste sans scrupule, la veuve va-t-elle enfin délivrer sa version de l’histoire ?

Je suis restée sur ma faim car ce livre a un arrière goût de déjà lu. Cette façon de narrer l'histoire à travers plusieurs protagonistes, de continuel retour en arrière pour arriver à la date de fin me rappelle "Derrière les portes". Et puis, il faut bien le dire le sous titre "Mari idéal ou parfait assassin ? Elle devait savoir... Non" nous coupe littéralement l'herbe sous les pieds. Plus de suspens sur le nom du coupable même si, à un moment, l'auteure essaie de nous entrainer sur une autre piste.
Mais, à part cela, le parcours psychologique d'une personne ordinaire qui se transforme en pervers est glaçant. 

Le point de départ de ce livre est somme toute banale : Bella, 2 ans joue dans le jardin attenant à sa maison et disparait sans laisser de traces. Évidemment l'enquête s'oriente automatiquement sur un enlèvement pédophile.
Jane se marie à 17 ans a un homme merveilleux : Glen. Mari parfait, il lui apprend tout : être une bonne épouse, tenir sa maison, être soumise et tout décider pour elle (comme dans "derrière les murs"). En épouse soumise, Jane n'a qu'un but dans la vie : avoir des enfants. Mais là, Glen n'est plus le mari parfait car il est déclaré stérile. L'envie d'enfant devient une obsession pour Jane qui sombre dans une sorte de folie. Glen, connaissant son premier revers, s'enferme dans son bureau avec son ordinateur et fait des "bêtises" comme dit sa charmante épouse. Mais voilà que l'enquête prend un tournant tout à fait inattendu pour ce couple parfait et ils se retrouvent sous les feux des projecteurs et jeter en pâture à la presse et à la vindicte populaire. 
Et là, débute la partie la plus prenante et oppressante de l'histoire. Comment une personne ordinaire devient un monstre. Comment la simple consultation de sites pornographiques, entraine cette personne vers de la pornographie de plus en plus hard jusqu'à dévier sur la pornographie enfantine voire pire. Comment un esprit pourtant cartésien arrive à ne plus faire la différence entre la vidéo et le réel, et comment, cet esprit ne peut aller à l'encontre d'un besoin obsessionnel : se trouver une fillette.
Sans compter que cette personne est un as de la manipulation mentale et entraine tout le monde dans son déni et mensonge. C'est avec un aplomb tout à fait extraordinaire qu'il se présente comme une victime. Mais reste tout de même une question : la femme est elle si innocente que cela. Pourquoi n'a t elle pas réagi, pourquoi n'a t elle rien vu ou suspecté... Est elle vraiment si innocente qu'il parait...
Franchement, ça fait froid dans le dos.